17 février 1632

 Papier constitué d’un feuillet, chiffonné, dont l’encre est en partie effacées sur les parties froissées.

 [f° 1 r°]

17 febvrier 1632

 

 

 

B

 

 

 

Déclaration de Catherine Le Louarn, veuve maistre Nicolas Dinou, de rennunczer à la cominautté d’entrelle et ledit feu Dinou, son mari, et sa déclaration de prandre et accepter, en qualitté de tuttricze de ses enffens, et accepter sa succession pour bénefficze d’intérestz, suivant l’advis de leurs parens.

Extraict des registres du greffve de de[1] la séneschaussée et siège présidial de Kempercorentin, le dix septiesme jour de febvrier mil six centz trante et deux, ont comparu me au greffve, Katherine Le Louarn, veuffve de feu maistre Nicolas Dinou, vivant notaire royal, demeurant au bourg d’Audierne. Laquelle a déclaré estre venue exprès en ceste ville de Kempercorentin, espérant que demain y eust eu audiance audit siège, affin de faire sa déclaration, qu’elle faict à présant, de renonczer à la communitté d’entre elle et ledit feu Deniou, son mary. Et obtant, icelle, se retirer, donne pouvoir à maistre Philipes Horellou, procureur audit siège, qu’elle nomme à la fin, pour comparoir pour elle, à la prochaine audiance dudit siège, et répéter, en jugement, ladite déclaration de renonczer à ladite comunitté. Et en recquiert acte et aussy, comme ayant prins ladite charge d’intérest, garde pour ses enffantz mineurs, en elle procréés par ledit feu Deniou, déclare, pour elle, en ladite qualité, comme elle faict, le présante, conformément à l’advis des parantz desdits mineurs, de receuillir pour eux, la succession de leur feu père, par bénéfice d’invantaire. Et, en recquiert [f° 1 v°] pareillement acte et commission à l’un et chacun des sergentz, pour que les bannyes pour l’apel de toutz prétandantz droictz et intérestz. Promectant avoirpour agréable tout ce que sera, par ledit Horellou, son procureur, faict et procuré. Et a dict ne scavoir signer. A prié Jacques Guillou, dudit bourg d’Audierne, présent, de signer pour elle. Ainsin signé Jacques

                        et

Guillou[2]. Ainsin sign Buidou, greffier.

 

 

ARCHIVES PRIVEES

KERGUERN XVIIè SIECLE

 1633

Papier de quatre feuillets en relativement bon état, exception faite de la dernière feuille, en partie déchirée en sa partie supérieure.

[f° 1 r°]

19 juillet 1633

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D

 

 

 

 

 

 

E

 

 

 

 

 

 

F

 

Invantaire des registres en liasses raportés en tabelionage par deffunct maistre Nicollas Diniou, vivant nottaire roial hérédittaire, par la court et séneschaussée de Kempercorentin, dellivré ce jour, par maistre Guillaume Picquet, procureur d’honnorable femme Katherine Le Louarn, veuffve dudit feu Diniou, en qualitté de tuttrice de ses enffentz procréés dudit mariage, héritiers à leurdict père, soubz béneffice d’invantaire, à maistre François Yves Laurens, procureur en la jurisdiction du Pont, acquéreur dudict office de nottaire roial, par contract judiciel lui faict en la court de Kempercorentin, de l’unziesme jour de septembre mil six centz trante et deux, le tout suivant l’invantaire faict le greffier d’office dudit Kempercorentin, desdictz registres et liasses. Recquérante, ladite veuffve, audit nom, les dixseptiesme et dixhuictiesme may dernier mil six centz trante et deux, y recours.

Et premier

Unne liace de l’année mil six centz vingt [f° 1 v°] en ungn contenant cincq pièces commanczant par ces mots « transigeant et accordant sur le procès meu et en espoir de plus mouvoir au siège présidial de Kempercorentin entre Jan Kerloch, d’une part, et Yves Yvennou » et icelle liasse finissant en ces mots au dernier vue de dernier page de ladite liasse : « motz interligne : paiement continuer a promis » ; en signe Kerviher et Dinoiou, nottaires roiaux. Cotté     D

Aulte aulnisse et liassée d’actes de l’année mil six centz vingt et deux, contenant soixante et six registres actes, ladicte liassée au premier feillet commanczant en ces motz de « vingt et deuxiesme mars mil six centz vingt et deux » en chiffre et, au dernier feillet de ladicte liassée, en la dernière ligne, y a ces mots « dudit bourg d’Audierne, ledit jour et an que devant. Signé Yvon Le Blouch, Jan Cabuson recquis, Y. Le Sodec et Diniou, nottaires royaux ». Cotté   E

cincquante neuf

Aultre liassée et aulnice dactés de l’année [f° 2 r°] six centz vingt et trois, contenant soixante

pièces dabtéz pièces en la première ligne, de première page, de ladicte liassée, commançante en ses motz « le trantiesme jour d’aougst, l’an mil six centz vingts trois », et au marge, en teste

                                                                       trois                                                           dernière

« du trantiesme aougst mil six centz vingt et deux ». Et en la dernière ligne de première page de

ladicte liassée, est escript « maistre Riou Hellou, demeurant à Pontecroix sur ce présant, de signer, pour et signe R. Hellou, Dinou, nottaire roial ». Cotté    F

Aultre liassée d’actes contenant cent quatre acte, pour l’année six centz vingt et quatre, commançant au commancement de premier faillet, en ses motz : « le douziesme jour de mars, l’an mil six centz vingt et quatre » et, en la dernière ligne, de dernier paige de ladicte liassée,

 

G

 

 

 

 

 

H

 

 

 

 

 

I

 

 

 

 

 

K

 

 

 

 

 

 

L

 

 

 

 

 

 

M

 

 

 

 

 

N

 

« autre l’embonnement des terres et apartenances ; approuvés. En cancelle ». Et signé Menant, J. Le Moral et G. Le Clerec et Dinou, notaires roiaux. Cotté G

 

[f° 2 v°]

Aultre liassée d’aulnice d’actes de l’an six centz vingt et cincq, contenant six vingts sept acte. Au premier feillet, en commancement du premier acte de ladicte liassée, commançante « le huictiesme jour de janvier mil centz vingt et cincq » et, en la dernière ligne du dernier feillet de ladite aulnice, « y a, en cancelle, soubz , n’estant raprouvés ». En signe : Guillaume Bourdon, A. Kerbouch et Le Sodec et Dinou, nottaires royaux. Cotté      H

 

Aultre liacée d’acte, pour l’année six centz vingt et six, contenante six vingt unze acte et, en la première ligne du premier acte de ladite liassée, commançante par ces motz : « le vingt et deuxiesme jour d’aougst mil six centz vingt et sept » et, en la dernière ligne du dernier feillet de ladite liasse, achevante par ses motz « et execpté fors lesdictz frais qu’ils réservent ; aprouvés ». Signé T. Kemper, H. Moisan, recquis, Pelletier, notaire, et Diniou, notaire roial. Cotté              I

 

[f° 3 r°]

Aultre liacée d’acte pour l’année six centz vingt et sept, contenante cent quatorze pieczes,e n commançant à la première ligne de ladite liassée, par ces motz : « comme ainsy soict que procès seroict meu et en espoir de » et en la dernière ligne du dernier feillet de ladite liassé, est escript « jour et an. Interligne : des terres et héritages », approuvés et signés Y. Le Gouil, Y. Jourdren, recquis, et Guillot et Dinou, notaires roiaux. Cotté                  K

 

Aultre liassée de l’année six centz vingt et huict, contenante six vingtz dix sept actes et, à la première ligne du premier feillet de ladicte liassée, commançante par ses motz : « par devant nous, notaires royaux de la court de Kempercorentin, en soubz » et,en la dernière ligne du dernier feillet de ladite liassée : « disantz aussi ne scavoir signer » et signe Denis Pelerin, Jacques Le Goazre et Collet et Dinou, nottaire roiaux. Cotté    L

 

Aultre liassé d’actes pour l’année six centz vingt et neuff, contenante quatre vingtz quatorze actes contenant commançant au premier feillet, la première ligne de ladicte liassée, par ses motz : « le vingt et uniesme jour de septembre mil six centz » [f° 3 v°] et en la dernière ligne de dernière paige de ladite liassée achevante par ces mots : « le sçau de nostredicte court, lesdictz jour et an que devant ». Signé Henri G[uerurin], notaire, L. Hamon, requis, et Collet et Diniou, notaires royaulx. Cottés              M

 

Aulte liassée d’acte de l’année mil six centz trante, contenante six vingtz cincq actes. Au premier feillet deladite liassée commançante par ses motz : « c’est le département en deux lotties, des terres » et, à la dernière ligne du dernier feillet de ladicte liassée, achevante par ses motz : « le quinziesme jour d’octobre mil six centz trante », signé Jacques de Saluden, N. Lousouarn, requis, et J. Urnouls et Diniou, notaires roiaulx. Cotté   N

 

                                                                                                                      quarante

Aultre liassée d’actes de l’année mil six centz trante et ugn, contenante trente et sept actes

 

 

 

O

 

 

 

 

 

 

P

et, au premier feillet de ladite liassée, contenante, la première ligne, du première paige : « par la court roialle de Kempercorentin, et soubz le sçau d’icelle », devant ; et,en la dernière ligne de dernière paige de ladicte liassée : « interligne : dans, en personne, approuvé ». Signé Provost, J. Briant, requis, et Diniou, notaire roial. Cotté             O

 

[f° 4 r°]

[Une autre petite][3] liassée de depuix trouvé parmy les autres actes, contenante cincq pièces et actes. L première ligne en première paige de ladicte liasse commançante par ces mots : « Le second jour de novembre mil six centz vingt et cincq » et, en la dernière ligne du dernier feillet de ladicte liassée, achevante par ces motz : « ledit Bloch a signé, disant, ledit le ne scavoir signer, ledit jour et an en icelle cigné J. Blouch et N. Loussouarn et Diniou, et G. Clerc, nottaires royaulx ». Cotté                         P

 

Je, soubzsigné François Laurens, conoit et confesse avoir eu, par les mains de maistre noble maistre Guillaume Picquet, procureur de honnorable femme Katherine Le Louarn, en quallittées queles précède, toutz les registres et aulniczes cy dessus invantorissés, ensemble les registres de deffunct et diaulx de deffunct escuier Renné de Kerdiern. A la réception desquelz le quicte et promet acquiter vers et contre toutz, à [monnoye] vers lett[   ce][4] de provision dudit deffunct ser Diniou dudit estrait de notaire royal, d’avecques maistre Nicollas Floch, acquéreur des hérittiers dudit deffunct sieur de Keridiern, estantz en nombre de huict pieczes, dont le quicte [                  ][5] et en tesmoign de quoy a signé ceste à Kempercorentin, le dixneuffiesme juillet mil six centz trente et trois.

 

F. Laurenz

 

 

 

ARCHIVES PRIVEES

KERGUERN XVIIè SIECLE

 

1680

 

Papier timbré à huit deniers. Un feuillet (r° et v°) un peu froissé mais dans un relatif bon état.

 

 

[f° 1 r°]

Maistre Jacques Buisson, fermier général des Domaines et Havre, ayant eüe communiquation de la déclaration et tiltres fournys le 26ème may 1679, au greffe de la refformation du Domaine de Quimper par Jan Kerloch, deffandeur et propriétaire de la quarte partye du village de Trevern, en la parroisse de Goulien.

Nota : voir message : paroisse de GOULIEN  : Jean KERLOCH  du village de Kerfeurguel à CLEDEN, qui tient un étage à Trevern et fait aveu au seigneur du BOT de Talhoet, de Lezoualch, Trohalue, Kervegen, Trevern, Lezergue , Kernaou à ERGUE GABERIC, héritiers des de CHARMOY seigneurs de la Coudraie à TREMEOC, Lezoualch, Trevern,  Kervegen Trohalue, Poulguinan à ERGUE ARMEL, la Palue à PENHARS, Lezergue à ERGUE GABERIC, Kernaou , le Menec à BANNALEC, Keraret à NIZON etc.... / AUTRET de Lezoualch, de Trevern, Trohalue, Kervegen, Kergaradec à PLOGOFF, la Coudraie à TREMEOC, la Villeneuve à PLOMEUR, Kergoz manoir au GUILVINEC,  Missirien, Kernaou, Lezergue à ERGUE GABERIC etc...

 

Dit qu’il ne suffit, pas au deffandeur de reconnestre relever prochement et rotturièrement du Roy, à cause desdits héritages, à devoir d’obbeissance, suitte de cour, loddes et vantes et rachaptz. Il falloit y adjouster la foy, homage, le droit de chambelenage, avec la suitte de moulin dans la banlieue, au cas qu’il y en ait d’estably, et s’assujettir au payement d’une cheffrante pour la conservation du fieff.

Le deffandeur ne produit aucuns titres pour justiffyer la possession [déposans] avant le 14ème juin 1678, jour de l’ouverture de la présente refformation, pour reconnestre des mutations des propriétaires et [trouver] sy les droictz féodaux quy ont peu eschoir pendant le laps dudit temps ont estéz payéz au Roy, ses fermiers ou receveurs, ny ne parfournir la troiziesme déclaration pour le Louvre.

Au moyen de ce que dessus, ledit Buisson est bien fondé à conclure à ce que ladite déclaration soit refformé. Ce faisant, ledit deffandeur tesnu d’y adjouster à sa déclaration, la foy, homage, le droict de chambelenage, la suitte de moulin dans la banlieue, et qu’il soit condemnéz d’acquitter à la recette du Domaine de Quimper, la cheffrante quy sera imposé sur ledit lieu, pour en conserver la mouvance à Sa Maiesté. Et, faute audit deffandeur d’avoir iustiffyé la possession des 10 ans avant ledit jour, 14ème juin 1678, jour de l’enqueste de la présente refformation pour voir sy les droictz féodaux requiert, ledit Buisson, qu’il soit condemné de payer à maistre René Droüet, ou à ses commis, un droit de [f° 1 v°] rachapt, suivant la liquidation quy en sera par vous faict, messieurs les commissaires, ou à des sexpertz, et à fournir une déclaration sur pappier marqué extraordinaire, pour estre envoyé au chasteau du Louvre, à Paris, à l’amande et aux despans. Se réservant, ledit Buisson, à prandre d’autres conclusions. Cy après faict, le 8ème avril 1680. Signé de La Haye, pour ledit Buisson.

 

Signiffyé coppye à maiste Jan Lauzer, procureur adverse, à ce qu’il n’en ignore, le sommant de mettre au bureau da sa part, dans le temps de l’ordonnance, faute de quoy sera donné jugement au procès. Ledit Buisson déclarant nommer à procureur maistre Guy Bougeant et chez luy domicille faire scavoir audit Lauzer, en parlant en son clerc, le 15 avril 1680.

 

L. Du Louët

huissier

 

Siniffication pour le contredit des déclarations de

Trevern

 

ARCHIVES PRIVEES

KERGUERN XVIIè SIECLE

 

 Petit Papier timbré à un sol, d’un feuillet double. A subi des attaques humides, est un peu froissé et déchiré au deuxième feuillet, dans le sens vertical sur un tiers de feuille.

 

 

 

 

 

1

2 payé

 

 

8

9

10

11

12

13

 

 

 

 

 

 

A 2 p.

 

 

 

B

 

 

 

 

 

C 3 p.

 

 

 

D

[f° 1 r°]

Induction de [                             ]tes[6] que mettent et fou[rnissent          ]dre[7] Guezengar, Clette Bonthonneau, Gilbert et Guillaume Le Carval, Jan Riou, Hervé Le Moal, Constance Kervigodou, veuffve Guillaume Le Bras, Meance Auffret, veuve Guillaume Cotten, Nicollas Porlodec, Guillaume Le Carval, Janne Bertrand, retutrice des mineurs de Jan Dagorn et Yves Le Corre et Marie Richard, devant nous, messieurs les comissaires de la refformation des Domaines du Roy,en la cour et siège présidial de Quimper, au soustien de la proprietté et mouvence des hérittages employéz en leur déclaration du 25ème febvrier dernier, signé André Guezengar, Le Roy et Cordon, notaires royaux, contre le procureur du Roy de Quimpercorentin, en assignation publicque.

 

A ce qu’il plaise à messieurs les commissaires, que la déclaration desdits advouants soict receu et inséré dans le papier terrier, rolle de la refformation du Domaine, comme ses autres subiects et vasseaux, aux charges et rantes porté par leur déclaration pour, à laquelle fin parvenir.

 

Induisent, lesdites deux déclarations, cotté                                                                          A 2 p.

 

[f° 1 v°]

Pour justiffier de la propriété des [hérittages][8] advenus audit Guezengar, du [temps escheu][9] de la succession de Pierre Even[10], [son beau][11] père, décebdé depuis quarante ans, audit Clette Bonthouneau, par contract d’eschange du 26ème aoust 1674, cotté                      B

 

Pour justiffier en vertu de quel tiltre ledit Guillaume Carval jouit des hérittages mentionéz en sa déclaration.

 

                                                                                              et autre du 17ème 7bre 1606

Induict contract sur vellin, du 8ème avril 1669 //, signé Mommeur, et quittance des lots et vante

del’an 1677. Cy cotté                                                                                                        C 3 p.

 

                                                                                              Gilles

Pour justiffier en vertüe de quel tilte jouict ledit // Carval, induict au terme de sa déclaration

contract sur vellin du 20ème 7bre 1649, deubt garantye, quittances des lots et vantes, cy
cotté                                                                                                                                          D

 

 

E 2 p.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

G 2 p.

 

 

 

h

Au respect de Guillaume Le Carval, pour justiffier en vertu de quel tiltre jouit des hérittages mantioné en sa déclaration, induit, aux termes d’icelles, deux contracts sur vellin, dabtés des 26ème may 1646 et 25ème 7bre 1648, deubt garantye, quittances des lots et vante. Cotté E 2 p.

 

Au parsus des autres advouants, soutient de la possession imémorial et le refaire leur déclaration [f° 2 r°] [                ][12] moyen dont ce [                         ][13] advouants [              ][14] conclusions.

 

Mer[        ][15]

 

Plus, ledit Guezengar, induict sa procure luy consantye par ses consorts pour fournir sa présante induction.

 

Plus, pour justiffier que le rachat de Clette Porlodec a esté payé, induit minu du 12ème 7bre 1676,et pour faire voir pareillement que le rachapt d’Adelice Le Bras, est pareillement payé. Induit aussi minu du premier 8bre audit an, cy cotté                                                                    G 2 p.

 

 

Plus, pour justiffier des terres,suicte au rachapt audict Clette Kerisit, induit minu du premier avril derrain. Cy cotté                                                                                                             h

 

 

 

 

[f° 2 v°]

Kerva[         ][16]

 

 

[ but][17]onne car n’a payé, fors 15 s.

 

 

 

Les quittances sont au sac de Guezagar

Au sac de Guezengar.

La quittance de rachapt [               ][18]

Le rachapt de Leveneze Cocquet

Le rachapt de Jacques Richart

 

ARCHIVES PRIVEES

KERGUERN XVIIè SIECLE

 

1682

 

Petit papier timbré à huit deniers, en mauvais état, déchiré et fragile.

 

 

[f° 1 r°]

Honnorable homme Guillaume Le Loch, Simon Caradec et consortz, demeniers enioiniantz de contribution contre Hervé Perherin, Clette [   ]goz[19], René Sinquin, Paul Le Goff, Hervé Le Jadé, Clette Modure, Jan LePriol[20], Yves Le Touller, tutteur des endans mineurs d’Yves Le Jadé, deffandeurs.

Disent au siège présidial de Quimper, que les g[     ]38 du 1er cheff de l’escrist desdits deffandeurs signiffié le 17ème 7bre, présant mois, il est vray que ledit sieur Kerloch a touché la contribution pour l’acquest de la cheffrante en question, pour le temps de trante un ans [      ]38. Il est aussy vray qu’il a, effectivement, [       ier]38 ledit acquist, comme il ele faict voir par quittances de 2 et 16ème avril [    ]38 et les deux annés [    er   ge]38 qu’on demande se ne sont pas les mesmes cy dessus, parce que ce sont pour les deux années subséquantes, les vingt et sept années précédantes. Le contenu en la quittance dudit jour 2ème avril 1680 ;

et quand à l’autre cheff, puisque par la transaction datté du 7ème may 1680, les contestes se sont obligéz de payer entièrement la 8ème part d’une raze avoine et une demie géline. C’est [     ]38 à propos que, sous prétexte de dire de n’estre conn[oissant]38 des demainiers, qu’il ne doict contribuer au payement desdictes deux années d’arrérages qu’on demande, y estantz obligéz, comme dit est. Laquelle cheffrante, qu’ils doibvent, est apprécié en comble avoine. [Celle] [f° 1 v°] que doibvent [                            ][21] refferé audit transact, [                ]39 par an, suivant la faç[on]38 du 25ème avril mil six centz quatre vingt deux, en conformité des appre[         nnées]39 par les précédentes quittances et la cause a[            es]39, lesdicts demeniers concluent à ce que les fins et conclusions qu’ils ont prinses par leur demande, signiffiée le 23ème aoust dernier, leurs soinct jugéz sans préiudice d’autres droictz et actions.

 

Jean Kerlouch[22]

 

J. ffchan[23]

 

 

Signiffié coppie à maistre Vincent Poullain[24], procureur adverse à ce que n’en ignore en parlant à son clerc à domicille à Quimper, le 23ème 7bre 1682

 

Jan Loedon[25]

Général et d’armes

 

 

ARCHIVES PRIVEES

KERGUERN XVIIè SIECLE

 

1641

 

Parchemin très sec, à l’encre très pâle, d’un double feuillet.

 

 

[f° 1 r°]

Ce vingt troissiesme jour du mois de mars mil six centz quarante et ung, avant midy, par devant nous, notaires royaux de la court de Quimpercorentin, o soubmission à icelle y jurée, a comparu en leurs personnes Jan Rozen (Rosen) et Ollive Coquet, sa femme, d’il deubument aucthorisée, aux fins de cestes, demeurant au villaige de Kerudavel, parroisse de Plogoff. Lesquels disent et affirment leur conpéter et appartenir, par la succession de feue

 

 

 

 

 

ARCHIVES PRIVEES

KERGUERN XVIIè SIECLE

 

28 octobre 1687

 

Papier timbré de deux fois 18 deniers, grand feuillet double, visiblement exposé à l’humidité.

 

 

[f° 1 r°]

Devant nous, nottaires royaux hérédittaires de la cour et sénéchaussée de Quimpercorentin, avecq soubzmission et prorogation de jurisdiction y jurée, ont comparus en leurs personnes Yves Le Jaddé et Janne Le Hir, sa femme, de luy bien et deubment authorisée, demeurants au village de Kerferguel, en la parroisse de Cleden Capsizun. Lesquels cognoissent et confessent thenir et proffilter, à tiltre de domaine, convenant congéable et réparable, suivant l’uzement de ce pais et local de Cornouaille, de et soubz honnorable homme Jan Kerlouch, marchand demeurant ausdits village et parroisse, les terres et hérittaiges cy après describés et embonnés, contiennent une douziesme partie en enthier du total d’un lieu et tenue entienne, vulgarisé la Thenue de Pen an Vern[26], sittuée audit village de Kerferguel, ses yssues, apartenances et despandances, dont la description ensuilt.

 

Et premier

 

Une vieille mazière et aplacement de maison, nommé Ty Rochou, avecq ses yssues au midy, contenant en tout une cordé et deux tiers, boutissant, devers le nort sur le courtil nommé Liortz Fourn Coz ; devers le midi donné sur autre mazière et aplacement de maison apartenant ausdits avouants, en consortie avecq ledit sieur Kerlouch, Clette Modure, Daniel Cagean, Janne Kermini veuffve, Jan Le Priol et Jan Kerninon, contenants, lesdites mazières et aplacement de maisons, une cordé et demi en fond. Costoyante, au devant, devers l’oriant, sur autres maisons apartenants audit sieur Kerlouch, à ladite Kermini et Michel Beriet ; devers ocidant, audit Modure ; devers midi, sur le chemin mennant dudit village de Kergferguel au champ nommé Gorre Quer. Plus, une planche de terre au courtil nommé Liortz an Fourn Coz, contenant trois cordés de terre chaude. Boutissant, devers midy, sur ladicte vieille mazière de maison susraporté, devers oriant, sur terres audit Modure ; devers le nort, sur une vieux four y estant et, devers ocidant, sur terres à Janne Kerlouch, veuffve Hervé Le Percherin et à Paul Le Goff. Item, autres planches de terre chaude, nommé Liortz Diannaou, cerné de murailles devers midi et ocidant, contenant deux cordés et deux tiers. Boutissant, devers oriant, sur une ruisseau d’eau qui sépare ledit village de Kerferguel du village de Kerguern ; devers ocidant, sur chemin qui conduict dudit Kerferguel au bourg de Cleden ; du midy, sur terres dudit advouant et, du nort, sur terres audit Modure. Plus, une portion, au boult du midy, d’un courtil vulgarisé Liortz Rochou ou Liortz Gueaot. Contenant, ladite portion, neuff cordés et demy boutissant devers midi et costé d’oriant, sur terres proffiltés par Daniel Cagean et la veuffve de Clette Kergoz ; devers ocidant à ladite Janne Kerlouch [f° 1 v°] et, devers le nort, ausdits advouantz. Item, un parcq nommé Parcq Moscoz, cerné de fossés, fors devers midy, contenant vingt et neuff cordées et demi de terre chaude ; boutissant, devers oriant, sur Poulloupry ; devers ocidant, sur terres audit Cagean. Costoyant, du nort, sur terres audit sieur Jean Kerlouch, Kerninon et Paul Le Goff ; et, devers midy, ausditz sieur Kerlouch et Cagean. Plus, une prée de terre chaude nommé an Fancquac, contenant vingt et huict cordes. Boutissant, devers oriant et costé du nort, sur terres de ladite Janne Kermini ; devers ocidant, sur terre et paré appellé an Dressoc Meur et, devers midy, sur terres ausdit advouants. Item, une parée de terre chaude nommé an Poullou Raz, contenant vingt et sept cordées, boutissant, devers le nort, sur autres terres dudit sieur Jan Kerlouch et ausditz avouants ; devers oriant, terres proffiltés par Simon Caradec et, d’ocidant, à ladite Janne Kerlouch. D’avantaige, une parée de terre chaude appellé an Men a Riz, cerné de fossés devers ocidant, contenant vingt et une cordes et trois quartz. Boutissant, devers ocidant, sur terres à Janne Le Raffallen, veuffve Jan Le Rozen et Simon Caradec, fors un petit sentier qui le sépare ; d’autre bout, d’oliant et costé du midy, sur terres audit Cagean ; du nort, sur terres à Allain Kerlouch. Plus, un parcq cerné de fossés à l’entour, nommé Parcq an Melchonec, contenant lesdites terres chaudes, dix cordés, avecq une pré à son boult du midy, et par dedans dudit parcq, contenant douze cordé et quartz. Boutissant, devers midi, sur terres à ladite Kermini et, sur une douet apartenant à Daniel Cagean et, devers le nort, pareillement ; devers oriant, sur terres proffiltés par Michel Berriet et Clette Modure. Et, devers ocidant, sur terres audit Modure.

 

S’ensuilt les terres froides

 

En l’endroit nommé Corn an Carnec, contenant quattre cordé et quart boutissant devers oriant, sur terres audit Allain Kerlouch ; devers ocidant, à ladite Raffallen ; du costé du midi, sur terres audit Kerninon et ausditz advouantz. Plus, la moittié et boult d’ocidant d’un parcq, nommé parcq Creis ; contenant ladite moittié, vingt et huict cordés de terre froide. Cerné, devers ocidant, de vieux fossés ; costoyant, devers le nort, sur terres à Jan Kerninon ; devers oriant, audit Modure ; du midi, audit Cagean et la veuffve de Clette Kergoz ; et, devers odicant, sur terres proffiltés par les tenantiers du village de Kermeur, fors qu’ils sont séparés par in chemin à charrette. Item, un parcq de terre froide appellé an Parcq Huella, cerné des vieux fossés devers midy et ocidant, contenant vingt quattre cordés et deux tiers ; boutissant, devers midy, sur terres proffiltés par ladite Janne Kermini; du nort, terres à Clette Modure ; du costé d’oriant, sur terres audit Cagean et consortz ; et, d’ocidant, terres [f° 2 r°] aux tenantiers dudit village de Kermeur, fors qu’ils sont séparés par un chemin ,à charrette, avecq leur part et portion des communeaux et terres frostes en despandantz. Touttes les terres chaudes contenant un journal et trois quartz d’un journal et quattre cordes et deux tiers, comprins la prérie de Parcq an Melchonec et aplacement de maison, et des terre froides contenant un demy journal et dix sept cordés. Pour et à cause du proffiltement et jouissance desquelles terres et hérittaiges cy dessus describés et embonnés, lesdits advouants cognoissent et confessent debvoir audit sieur Kerlouch, de taille et ferme, par checun an et terme de saint Michel, en septembre, deux cruble de fromant, avecq les corvés acoustumés et droit de champart en cas d’esgobue par arzure de terre ; avecq paier et acquicter la cheffrante deubz sur lesdits hérittaiges et autres charges à proportion, avecq les autres tenantiers dudit village de Kerferguel. A la continuation et payement desdits deux comble de fromant a commancer à la saint Michel prochaine, et ainsin continuer à perpétuité, par checun dit an, s’obligent, lesditz Jadde et femme, solidairement, l’un pour l’autre et un seul pour le tout, insolidum, soubz obligation, gage, hipotecque, exécuttion et vante de tous et checuns leurs biens meubles et immeubles présantz et futturs, et par leurs sermantz, à pouvoir en estre [                                 deffault] par touttes les voix et rigueurs de la nouvelle ordonnance. Outre, rendre audit sieur Kerlouch, touttes les honneurs, services et obéissances qu’hommes domainiers sont thenues faire à leur seigneur foncier. Et pour tout ce que dessus ont, elsditz advouantz, ainsin voullus et consantys, au bourg de Cleden Capsizun, ce jour, vingt et huictiesme orcobre, l’an mil  six centz quattre vingtz sept après midy, soubz le sign dudit Jadde et dellui du soubzsignant recquis pour ladite Le Hir, qui dite ne scavoir signer, o les nostres, ledit jour et an.

 

Yvon Le Jade                                                          Claude Pelleryn

 

Nouel Le Chever                                                    G. Le Normant

Notaire royal                                                                                     notaire royal

 

 

soubzsigné, cognois avoir receu un par aultant de l’adveu cy dessus, sur parchemin, sauff droit d’impunissement et de mes autres droitz, ce jour, premier novembre 1687.

Jean Kerlouch

 

 

[f° 2 v°]

Adveu à domaine

Fourni à h. marchand Jan Kerlouch

Par

Yves Le jaddé et Janne Le Hir, sa femme

1687

 

 

ARCHIVES PRIVEES

KERGUERN XVIIè SIECLE

 

26 octobre 1682

 

Petit papier timbré à huitt deniers, froissé et déchiré.

 

 

[f° 1 r°]

Nous, soubzsignants, cognoissons avoir receu du sieur Jean Kerloch, la somme de six livres, quinze sols, pour les frais que nous avons faict au subiet du procès d’entre lui et ces consorts, du vilage de Kerferguel, en la parroisse de Cleden Capsizun, et nous touchant, la cheffrante dudit lieu de Kerferguel. A quoy ils ont esté condemnés par sentence du 10è octobre 1624. Signé Danillo, greffier du siège présidial de Quimper ; En outre, il a payé au sieur de Kerevenou, nostre procureur, pour ses vaccations, trois livres dont le quitont, sauff son recours vers fe les autres tenanciers dudit vilage de Kerferguel. Et, parce que ledit Kerloch nous acquittera, lui et sesdicts consorts, tant du passé qu’à l’advenir, de ladicte cheffrante deu dessus ledict village, réservants nos autres droicts. Faict à Audierne, ce vingt et sixiesme octobre mil six cents quatre vingts deux.

Jan Porlodec

René Bocou                                                 Jacq Guillou

 

ARCHIVES PRIVEES

KERGUERN XVIIè SIECLE

 

Ler novembre 1687

 

Petit papier timbré à sept deniers, froissé et déchiré.

 

 

[f° 1 r°]

Premier 9bre 1687

 

Q 6 p.

Guezenec

comis

Ce jour, premier novembre après midy, l’an mil six centz quatre vingtz sept, devant nous, notaires royaux aux[27] de la cour et séneschaussée de Quimpercorentin Quimpercorentin[28], o soubzmission y jurée, a comparu Yves Le Jaddé, du lieu de Kerferguel, en ladite parroisse de Cleden, auquel il a esté, par l’un de nous, soubzsignantz notaires, faict lecture de mot à autre, en son vulgaire, tant françois que bretton, de tout le contenu et sustance du transact raporté entre honnorable marchand Jan Kerlouch, le sieur Lespoul et autres consortz du village de Kerferguel, touchant le nouveau cheffrante intervenu sur ledit village, d’une huitiesme partie d’une raze d’avoine et une demi génille, avecq tous les autres contans cy porté par ledit transat du septiesme may mil six centz quatres vingtz, dont ledit Jaddé, après avoir muremement ouy lecture, l’aprouvée, ratiffyé et coroborré, veult et enttend, pour tout son intérest, qu’il sorte son pein et enthier effet, sellon la forme et theneur, sans jamais venir encontre. Fait et gré au bourg de Cleden, soubz le sign dudit Jaddé, ledit jour et an précédant.

 

Yvon Le Jaddé                                            G. Le Normant[29]

 

 

ARCHIVES PRIVEES

KERGUERN XVIIè SIECLE

 

23 février 1652

 

Parchemin, double feuillet, en bon état mais un peu chiffonné (38,00 x 28,00)

 

 

[f° 1 r°]

Le vingt et troisiesme jour du mois de febvrier, an mil six centz cincquante et deux, devant nous, notaires des courtz de Quimpercorentin et du Marquisat de Rosmadec, et par chacune d’elles, ó soubzmissióon y jurés, sont comparus, en leurs personnes, honnorables gentz Guillaume Le Bras et Constance Kervigodou, sa femme, d’il, aux fins des présantes, debuement authorisée, demeurantz au village de Trouguennou, parroisse de Cleden Capsizun, d’une part, et honnorable jomme Nouel Cocquet, du village de Kerferguel, présdite parroisse, d’aulte partye. Lesquelles partyes sont cognoissants et confessants, et par cestes cognoissent, avoir,par ces présentes, faict et passé partage et divuision par entrelles, de tous les terres et hérittages qu’ilz profictent en commun et indivis, aux yssues dudit village de Kerferguel et du village de Kerven, en ladite parroisse de Cleden Capsizun, par forme que lesdites partyes sont à un avoir partagé et divisé les terres et édiffices en dépendantz, autre fois acquise par leurs prédescesseurs, des seigneursz de Kerazan et de Kerharo, sieur de Penanvern, ausdites yssues desdits villaiges de Kerferguel, sieur de Kervern, en la forme cy apprès. Sçavoir qu’ausdits Guillaume Le Bras et femme, est escheu et advenu les deux partz des terres et hérittages, avecq leurs édiffices, endroict. Leur portion, leur escheu par le présant partage, acquises par leurs haulteurs, desdits seigneurs de Kercharo et de Penanvern[30], faisantz, les deux partz, en enthier du tottal de touttes les terres et hérittages desdites partyes ausdits villages de Kerferguel et de Kerven et, audit Cocquet, un tiers d’iceux, avecq aussi les édiffices en dépandant, et endroict. La portion luy escheu, par le présant partage, et pour le respect des terres et hérittages, avecq leurs édiffices, par leursdits prédécesseurs, acquis desdits seigneurs de Kerazan, audit Kerferguel, faisant le tiers en enthier du tottal de touttes leursdites terres sus mantionnés. Sont, lesdites partyes, empareil cognoissantes les avoir partagés par moetyé esgallement entr’elles, avecq aussi leurs édiffices, chacun endroict sa lottie. Et, pour le respect des maison et logementz dépandantz desits hérittages et aires et courtilz, chacune et l’une desdites partyes jouiront des sçiennes, comme auparavant eux et leurs prédessesseurs, fortz, pour le regard d’une creiche à bestiail, nommé an Ty Chatal, cy devant profficté par ledict Cocquet, estante et adjacente le pignon occidantal de la maison de Meance Pezron, scittué audit village de Kerferguel. De laquelle advient et est escheu , audit Le Bras et femme, à la forme que devant, la moetyé d’un tiers par une part, et les deux tiers des deux partz par autre, d’icelle creiche, et à les prendre du boult devers ladite maison d’icelle Pezron et le [f° 1 v°] parsus audit Cocquet, devers occidant et jouiront empareil, leszdites partyes de l’issue ay devbt d’icelle dite creiche, aussy en la forme que dessus. Et, pour le respect des droictz réparatoires et amelliorementz et l’aveux que ledit Cocquet, pouvoict avoir faict sur lesdites terres escheu ausdits Bras et femme, par le présant partage, y comprins landes et genetz sont, lesdites partyes, empareil cognoissantes avoir accordé, part l’advis de sires Laurens Le Velli et Anthoine Rincquin, de la parroisse de Goulien, arbitres choisis et convenus, prespectivement, desdites partyes, à ceste fin, à la some de cincquante sept livres thournois, que lesdits expertz ont treuyve leur estre debue par ledit Cocquet, pour une moictyé du contenu au contract d’acquest faict par ledict Le Bras, d’avecq Ollive Meillar,par contract du septmiesme jour de may, an mil six centz cincquante un, y compris tout principal fraitz et acessoires dudit contract sont, lesdits Bras et femme, demeurés relicateurs et redevantz audit Cocquet, de la somme de quarante et trois livres, ept solz thournois. Laquelle somme, ledit Cocquet, est cognoissant et confessant avoir ce jour, eu et receu desdits mariés, en bonne monnoye ayantz courtz dans la province, suivant les derniers éditz de Sa Majesté. Si dont s’en contente et quicte lesdits mariés, ce touchant, o quictance. Recognoissantz, aussi, lesdites partyes, avoir faict aposer des pierres bonnes, par lesdits Velly et Rincquin, pour séparer à chacun sa lothie, luy escheue par le présant partage, à la forme que dessus. Promettantes, au moyen, s’entregarantyr, à la coustume, et s’entrefaire servitude, tant par charrette, charrue, que aultrement et saisons accoustumés, pour la hentise et fréquantation de leursdites terres, sus divisés et partagés, ensemble d’acquicter les charges et cheffrantes, aussy à la manière que dessus, debues dessus lesdits hérittages suspartagés, de quelque nature que ce soict, pour l’advenir. Et au moyen se tiennent, lesdites parties, de chacune part, audit partage, comme de partage bien faict et esquipollé. Renonçeante à revenir jamais à l’encontre de la thenneur de cestes et à touttes rendue reveue de partage et de prisage ceste thenante, mesmes ladite femme, audroict velleian à l’autentique si qua mulier, et à tous aultres froicts et privillèges introduictz en la fabveur de femmes. A tout quoy fournir et accomplir lesdites parties, respectivement obligent et hipotecquent, tous et chacuns leurs biens, présentz et futturs, et par leur sermentz, sur tout ce, ont estés présantz, en leurs personnes, lesdits Velli et Rincquin, expertz sus nommés. Lesquelz disent et affirment avoir faict ledit partage, comme dessus. Au moien qu’il leur a esté possible, sans dol ny fraude. Et pour ce que lesdites partyes l’ont ainsin et de la forme que dessus, voullu et promis thenir, sans jamais à l’encontre venir, nous dits notaires, les avons, de leurs consantz [f° 2 r°] prières et recquestes condemnés et les y condemnons, par le jugement et authoritté de nostre dite courtz, et soubz le sçeau de l’une à ceste mis et aposé, en coroborant et rattiffiant, par les dites partyes, le transact passé entr’elles, touchant lesdits hérittages sus partagés, dabté du dix neuffiesme jour des présantz mois et an. Ainsin fust faict gré, si consanti, rédigé et condemné, au bourq parroissial de Cleden Capsizun, au tablier de Calvé, soubzsignant notaire, soubz les signs desdits Cocquet, Bras et Velli, disante, ladite femme et Rincquin, ne sçavoir signer. Et ont priés sire Hervé Beryet et Jan Le Maguer, sur ce présantz, de signer pour eux, lesdits jour et an que devant. Le registre de cestes est signé Guillaume Le Bras, Nouel Cocquet, Laurens Le Velli, Hervé Beryet, J. Maguer et de nous, Hervé Fachuix[31], notaire dudit marquisat, et Nouel Calvé, notaire royal. Et vers ledict Calvé, demeuré en sa garde. Il y a sur rature, sçittué audict village de Kerferguel, de laqielle advient, et est eschet audit Le Bras et femme, à la forme que devant, lamoictyé d’un tiers par une part et les deux tiers des deux partz par aultre, d’icelledite creiche et à les prendre du boult devant ladite maison d’icelle Pezron, et le parsus audit Cocquet devers occidant, et jouiront empaint lesdittes partyes, de l’issus au devant d’icelledite creiche, aussi en la forme que dessus. Et pour le respect des droictz repparatoires à améliorementz, approuvé.

 

N. Calvé

Notaire royal

 

 

Le premier jour du mois de may, an mil six centz cincquante et cincq après midy, devant nous, notaires royal des courts de Quimpercorentin et du marquisat de Rosmadec, par chacune d’elles, o toutte pertinente soubzmission et prorogation de jurisdiction y jurée, ont comparus en leurs personnes, honnorable gentz Guillaume Le Bras et Constance Kervigodou, sa femme, d’il, aux fins des présantes, debuement authorisée, demeurants au village de Trouguenous, d’une part, et sire Nouel Cocquet, du lieu de Kerferguel, parroisse de Cleden Capsizun, d’aultre partye. Entre lesquelles est cognu, et par cestes cognoissent, avoir passé et accordé pour leur[             aisibilité][32] l’eschange et permutation, par entrelles, cy après départie, de leurs hérittages, sçittués audit village de Kerferguel, ses appartennances et dépendances, en la susdite parroisse de Cleden Capsizun. Sçavoir est,que lesdits Bras et femme ont, par ces présantes, baillés, ceddés et transportés au tiltre d’eschange, audit Cocquet aceptant pour luy, ses hoirs et causeaiants hérédittairement à jamais, tous leur droict et intérests et une creiche à bestiaux, nommé an Ty Chatal, cy devant rapporté en l’acte de partage passé entre parties, le vingt et troisiesme  febvrier mil six cents cincquante et deux et y anbonné, avecq ses yssues et lieu es mettes, le fembroy. Et, pour récompence et contreschange, de ce que dessus, a aussi baillé et délaissé ledit Cocquet, audit tiltre d’eschange, ausditz Le Bras et femme, y aparutz aceptantz. Sçavoir est : uneplanche de terre au courtil nommé Liortz Thephani, avecq les édiffices qui en dépendent, et à prendre devers occidant et, en général, pour le droict dudict Cocquet en icelluy courtil, et d’aultant que les édiffices estantz enthour les hérittages délaissés par lesdits Le Bras et femme audict Cocquet, se sont trouvés exéder, valloir plus que les édiffices estantz enthour les hérittages, qu’ilz ont eu dudit Cocquet, par le présant eschange, pour les faire venir à juste prix et valleur, ledit Cocquet a, présantement, payé ausdits Bras et femme, la somme de vingt et neuff livres thournois, en bonne monnoye, ayant courts dans la province, suivant les derniers éditz de Sa Maiesté, et dont s’en contentent, o quictance ce touchant. Et au moyen, se tiennnent, lesdittes partyes, audit eschange, comme d’eschange briz faict à esquipolle ; promettentes de s’entre debuement garantir, à la coustume. Sur ce que bailler, s’entre sont, audit tiltre d’eschange, soubz obligation de tous et chacuns leurs biens, présants et futturs, quelconcques, par leurs sermentz renonczentes, lesdites partyes, à revenir jamais à l’encontre de la theneur de cestes et à toutes lois et exeptions à ce contraire et dérogatifves. Ainsin fust faict, gré et consanti, rédigé et condemné, au bourq parroissial de Cleden, sur le tablier de Calvé, l’un des notaires soubzsignantz, soubz les signes desdites partyesn lesditz jour et an que dessus. Le registre de cestes, est signé Guillaume Le Bras, Nouel Cocquet et de nous, Estienne Chaublanche, notaire dudit marquisat, Nouel Calvé, notaire royal. Ledict Calvé, registrateur.

 

                                                                                  N. Calvé

                                                                                                              Notaire royal

 

 

Par nous, susdittes courtz, et avecq les mesmes soubzmissionx, ont esté présants en leurs personnes, lesditz Nouel Cocquet et Guillaume Le Bras, dénommés au contract, dénommés au contract d’eschange cy dessus dabté du premier jour de may, an mil six centz cincquante et cincq, partyes respectives, lesquels ont encore passé entreulx l’eschange cy apprès, pour durer à perpétuité. Sçavoir est : que ledit Le Bras a baillé, audit Cocquet aceptant, la parée de terre luy appartenant, devant occidant, au lieu nommé an Paros-Hir, scittuée aux yssues du village de Kerfeguel, en la parroisse de Cleden Capsizun, et pour récompence et contreschange, ledit Cocquet a aussi baillé et délaissé, audit tiltre d’eschange, audit Le Bras y aparut, aceptant, une parée de terre luy appartenant, devant oryant dudict endroict, nommé an Paros-Hir. Et d’aultant que la terre devant oryant audit endroict, est trouvé exéder plus, valloir [f° 2 v°] que celle dudit endroict d’occidant ; pour la faire venir à juste prix et valleur, la parée devers ocidant, eschue audit Cocquet, sera plus grande que celle dudit Le Bras devant oryant, de trois pied de Roy, tout autour. Et, au moyen, s’estiment, lesdites partyes, de chacune part, audit eschange, comme eschange briz faict et équipoller. Promettants de s’entre debuement garantir, à la coustume, et de s’entrefaire servitude, soubz obligation des biens et sermentz. Et jouiront aussi chacuns, des édiffices estantz en boutz devers midy de leurs parée leurs eschues par le présant eschange. Ainsin fust faict, gré et consanti, rédigé et condemné, au lieu de Kerguern, parroisse de Cleden Capsizun, au tablier de Calvé, soubzsignant notaire, osubz les signs desdittes parties, le vingt et septiesme jour du mois de janvier, an mil six cents cincquante et six, avant midy.

 

Guilllame Le Bras[33]                                   Nouel Cocquet

                                                                                              N. Calvé

                                                                                                                                             Notaire royal

 

 

Coppie pour sire Nouel Cocquet, d’un partage entre il

Et

sire Guillaume Le Bras et femme

 

 

ARCHIVES PRIVEES

KERGUERN XVIIè SIECLE

 

Papier timbré à un sol, déchiré aux pliures.

 

 

[f° 1 r°]

7ème may 1680

 

Ce jour, septiesme may avant midy, an mil six cent quatre vingts,d evant nous, nottaires royaulx de la cour et séneschaussée de Quimpercorentin, o soubzmission et prorogation de jurisdiction y juré, sont comparus en leurs personnes, honnorables gents Jan Kerlouch, Hervé Le Pellerin, Guillaule Cagean, demeurants au village de Kerferguel, Michel Beriet, demeurant au lieu noble de Kercharo, Jacques Poulchazan, demeurant au village de Lanboban, et Jannet Le Goardin[34], femme expouse à Clette Kergoz, absant, en voyage oultre mer. Lequel elle promet luy trouver à ratiffier cestes où qu’il n’en viendra encontre, à paine de tous despans, dommages et interrests, demeurante au village de Lannouan. Tous consorts sur la tenue nommé Dalch Michelletz, d’une part, et noble homme Louis Bocou, sieur de Lespoull, honnorable femme Marie Le Mignon, femme d’honnorable marchand Clette Brignou, absant, en voyage oultre mer. Lequel elle promet luy trouver à ratiffier cestes, où qu’il n’en viendra encontre, à paine de tous despans, domages et interests, demeurants en la ville d’Audierne, parroisse d’Esquibien ; Paul Le Goff, demeurant au village de Kergaledan, Hervé Le Gal, ledit Guillaume Cagean, Clette Modure, Allain Kerminy, Janne Le Raffalen, veuffve Jan Le Rozen tuttrice et garde de ses enffents mineurs, de don mariage avecq ledit feu Rozen, avecq promesse de les trouver à ratiffier cestes lorsqu’ils seront venus en aage, où qu’ils n’en viendront encontre, à paine de tous despans, domages et intérests, demeurants audit village de Kerferguel ; Simon Caradec, en privé que comme garde naturel de son enffent de deffunte Marie Calvez, demeurant au village de Kerven, et Yves Le Touller, tutteur et garde des enffents mineurs de deffunts Yves Le Jaddé et Meance Cocquet, sa femme, o promesse de les trouver à ratiffier le contenu en cestes, lors qu’ils seront venus en aage, à paine de tous despans, dommages et intérests, demeurants au village de Kermeur, tous parroissiens de la parroisse de Cleden Capsizun, et consorts des tenues nommées Dalch Ninon et Trouguermeur, parties respectives. Entre lesquelles parties est cogneu, depar cestes, cognoissants que ledit sieur Kerlouch et ses consorts estoint en voy de faire actionner ledit sieur Lespoull et ses consorts, susnommés, de contribuer et de payer, aveq eulx, la huitiesme [f° 1 v°] partye d’une raze avoine, une demye géline l’an, de cheffrante, au recepveur du Domainde du Roy à Quimpercorentin, dessus ledit village de Kerferguel, suivant et au désir de la santance randu sur leur déclaration, par eulx fournis à Sa Majesté, datté du douziesme mars dernier, signé Pigeon, pour le greffe. Lesquels estoint en voy d’encourir longueur et fatigue de procès à leurs perte et ruine. Et, pour en quoy obvir, pais et ammittié entr’eulx, ils ont, par cestes, acordés ammiablement, par forme que lesdicts sieur Lespoull, Mignon, Goff et consorts, sus nommés, promettent et s’obligent contribuer à l’advenir, avecq lesdicts sieurs Kerlouch, Pellerin et autres leurs consorts, de payer ladite huitiesme partye d’une raze avoine, une demye géline l’an, de cheffrante, dessus leursdicts termes, dudit village de Kerferguell, hérittièrement à jamais, soubz obligation de tous et chacuns leurs biens meubles et immeubles, présants et futturs, et par leurs sermant &a, et lesdicts sieur Kerlouch et Pellerin et leurs consorts, pairont et acquiteront, lesdicts sieur Lespoull, Mignon, Goff et leurs consorts, &a d’une nouveau cheffrante, porté par ladite santance susdatté, qui est un quart fromant et un quart et demye d’avoine, sans que ledit sieur Lespoull et consorts ne seront tenus contribuer soubz les mesmes obligations et liaisons que devant et à commancer faire le premier payement de ladite cheffrante de la huictiesme partye d’une raze avoine, une demy géline, qui sont la somme de six sols tournois à la saint Michel prochaine venante. Et au moien de tout quoy, demeureront, lesdictes partyes respectives, quittes les unes envers les autres, ce touchant, et n’en venir encontre, de la theneur de cestes, soubz pareilles obligations que devant, avecq touttes renonciations recquises, à la coustume, mesme lesdictes femmes, à touts droicts, introduicts qu’en fabveur de leurs sexes et oar ce que l’ont, lesdictes partyes, tout ce que dessus voullus et consantis, promis, juré, gré, renoncé et condempné, et le y condempnons, par le jugement et authorité de nostre dite cour, de se tenir, fournir et acomplir, tout ce que dessus faict, et le gré prins, audit village de Kerferguel,d ans la maison et demeurance dudict sieur Kerlouch, au raport du Normant, l’un des nottaires soubzsignantz soubz les [f° 2 r°] signes desdicts sieurs Lespoul, Kerlouch, Mignon, Goff, Beriet, Kermini, Jaddé et Poulchazan. Disants, tous les autres partyes ne sçavoir signer. Et pour ce, ont pris les soubzsignantz prud’hommes requis, de signer pour eulx et à leurs requestes, o les nostres, ledit jour et an que devant. Le registre de cestes est signés Louis Bocou, Jan Kerlouch, Hervé Le Jaddé et Kermini, Paul Le Goff, Marie Le Mignon, Michel Beriet, Jacques Poulchazan, Henry Raffalen, Jacques Le Peouch, requis, Nicolas Kergoz, requis, Mathieu Bonthonneau, recquis, Yvon Le Carval, recquis, Yvon Le Jadé, requis, Henry Le Touller, recquis, et de nous, Simon Canevet et Eutrope Le Normant, nottaires royaulx. Et est demeuré par devers ledit Normant, registrateur.

 

Le Normant

notaire royal

Receue,dudit Sieur Kerlouch, pour la dellivrance de cestes, la somme de quarante cincq sols, sauff son recours vers ses consortz.

 

Transact entre le sieur Jan Kerlouch et ses consorts

Et

Le sieur Lespoul et ses autres consortz y nommés

1680

Touchant la contribution du payement de la cheffrante

sur le village de Kerferguel, deu au Roy

 

 

 

ARCHIVES PRIVEES

KERGUERN XVIIè SIECLE

 

1662

 

Parchemin plié pour constituer un feuillet double.

 

 

[f° 1 r°]

Au nom de Dieu soit, ce jour, premier de l’an mil six centz soixante et deux, après midy, devant nous, notaires royaux de la cour de Quimpercorentin, aveq soubzmission y jurés, sont comparus en personnes, honnorables gens Nouel Archan, du lieu de Mescran, d’une part, et Guillaume et autre Guillaume Le Carval, père et filz, demeurant au village de Kerguern, tous en la parroisse de Cleden Capsizun, d’autre partye. Entre les quelles partyes est cogneu, et par cestes cognoissent, ledit Carval le Jeune, avoir espousé en premières nopces, Marye Archan, sœur dudit Nouel Archan, et que, par contrat du  vingt et deuxiesme jour de juin mil sept centz cinquante et cinq, signé N. Calvé, notaire royal, registrateur, ladite Marye Archan, aucthorisée et assistée desditz Carvalz, auroit fait vante et transport, audit Nouel Archan, son frère, de tout son droit et intérestz, tant en la succession jà escheue de Michel Archan, son père, qu’en celle à eschoir de Caterine Henry, sa mère, en fabveur de la somme de trois centz dix livres thournois, par argeant, deux vaches et une jénisse, un grand et un petit coffre, une coette et un travarsier de balle et une couverture de laine blanche. Laquelle somme de trois centz dix livres et autres biens meuble sus raportés, ledit Guillaume Le Carval père cognoist avoir receu dudit Nouel Archan, aveq promesse de convertir ladite somme de trois centz dix livres en forme d’héritage pour estre réputté le propre patrimoine [                de][35] ladite Archan. Le tout comme il est plus emplement raporté par ledit contrat susdabté et [      ][36] [f° 1 v°] en cas de besoign et debceix estant arrivé de ladite Marye Archan, ayante laissée une fille quy est aussy decebdée après elle, ledit Nouel Archan estoit en voye d’actionner lesdits Carval en remboursement de ladite somme de trois centz dix livres, comme hérittés de ladite deffuncte Archan, sa sœur. A quoy, lesditz Carvals entendoint respondre n’estre [

                  ][37] de toutte ladite somme, ayantz eu des grandz frais, tant pour la malladie que enterrementz desdites deffunctes et autres fraiz funéraux par eux faitz ce touchant. Sur tout quoy, et plusieurs autres raisons qu’ilz entendoint déduire de part et d’autre, lesdittes partyes estoint en voye d’encourir longueur et involutions de procès à leur pertes et annuy. Pour à quoy obvier et nourrir une bonne paix et amittié convenable entr’elles, elles ont pacté, transigé et accordé, sur tout le narré que devant, par forme que pour lesdits Carvals demeure

                                                                                                                                             tout

générallement et enthièrement quittes envers ledit Archan, touchant // ce que dessus ils promettent

promettent luy payer et faire avoir, la somme de deux centz soixante trois livres thournois ; de laquelle somme ilz ont, présantement, devant nous, payé et sollu contant audit Archan, acceptant, la somme de cent vingt livres tournois, en bonne monnoye, o quittance de ladite somme. Et le restant, qu’est la somme de cent cinquante et neuff livres tounois, sont payables audit archan, par acte séparé de cestes et dabté de ce jour. Et, au moyen sont, tous procès et différantz, en espoir de mouvoir entre partyes sur le narré et supost qu’est dessus, assoupis, terminés et mis hors, sans autres advantz despans, dommages et intérestz d’une ny d’autre part. Renonceantes, lesdittes partyes, [f° 2 r°] à revenir jamais encotre la teneur en cestes, soubz obligation, gaige et hipotèque exécution de tous et chacuns leurs biens meubles et immeubles présans et futturs, et par leurs sermantz. Ainsin a esté fait, gréé et consanti, rédigé et condempné, au bourg parroissial de Cleden Capsizun, au tablier de Calvé, l’un des notaires soubzsignantz, sounbz le sign dudit Carval le vieill et les nostres ; et les autres, qui ont dit ne scavoir signer, ont priés et requis, sçavoir : ledit Archan, [Henry][38] Yvenou et, ledit Le Carval filz, Yves Le Gall, priés de signer pour eux, lesdits jour et an que devant. Le registre de cestes est signé Guillaume Carval, Henry Yvenou, Y. Le Gall, requis, et de nous, Guillaume Canevet et Nouel Calvé, notaires royaux, et vers ledit Calvé, soubzsigné, demeuré en [ses aulnices][39]. Interligne et rature, tout, pris. Aprouvé. En cancelle : exécution. Reprouvé.

 

N. Calvé

notaire royal

 

 

ARCHIVES PRIVEES

KERGUERN XVIIè SIECLE

 

22 mars 1632

 

Parchemin en excellent état, plié pour constituer un feuillet double.

 

 

[f° 1 r°]

Ce jour, vingt deuxiesme de mars, avant midy, l’an mil six centz trante deux, devant nous, nottaires royaulx de Quimpercorentin, o submission de jurisdiction à icelle y jurée, est comparu en leurs personnes, sire Henry Dagorn, demeurant au manoir de Lannouan[40], et Henry Jeaddé, (Jade) demeurant au manoir villaige de Kerfez,quels parroissiens de Cleden Capsizun, d’une et d’autre partye. Lequel Jeaddé a, par la présente, vandu, ceddé, quitté, allyenné et transporté à tiltre de simple vante, irrévocable à jamais audit Dagorn acceptant, pout en jouir, luy, ses hoirs, successeurs et causayantz, hérittièrement. Scavoir : un comble de fourmant l’an, de rante annuelle, quitte en main, payable par chacun dit an, au jour et feste de saint Michel ; et le premier payement à la saint Michel prochaine vennante. Et ainsy de la sorte, continuer à chacune ditte feste, dessus tous et chacuns ses biens, tant meubles qu’immeubles présents et futturs, et spéciallement dessus le fond, gaige et hypothecque des terres et hérittaiges cy après embonnés. Scavoir : la moictyé d’un parc devers l’orryant, nommé Parc an Pratt, cerné de hayes et fossés. Donnant, dudit endroit d’orryant, sur une prée ou fœnier nommé Prat Trenouan et, devers l’occidant, donne sur terre à Jan Perennou. Plus, la moictyé d’un autre parc devers l’occidant, vulgarisé Parc an Grannec, aussy clos de hayes et fossés. Donnant, des endroits de l’orryant, occidant et midy, sur terres à Cleden Rozen et Guillaume Jeaddé, fermiers audit vandeur. Six seillons de terre chaude au pré nommé an Par Bren, donnants d’un boult devers l’orryant sur terres à Henry Le Louarn et, d’autre boult, devers l’occidant, sur terres à Simon Beriet. Lesdits hérittaiges, ledit Jeaddé, vandeur, afirme estre au fieff du Roy, note sire, et sont scittués aux yssues dudit villaige de Kerferguel, préditte parroisse. La vante faicte entre partyes pour et moyennant la somme de soixante livres tounois, présentement payée et sollue contant devant nous, par ledit Dagorn, audit Jeaddé, o quictance ce touchant. Partant, et au moyen duquel payement s’est, ledit Jeaddé, desmis, dessaisy et dévestu, du fond et propriété des hérittaiges sus mentionnés, mestant, vestant et induisant [f° 1 v°] ledit Dagorn, acquéreur, en la pocession et jouissance d’iceulx, par l’octroy de ceste et le tiltre susdit, le faisant son procureur, causeayant et cessionnaire in Rem, à la coustume. Et pour réellement et deffaict, mettre et induire ledit Dagorn, en ladicte pocession et jouissance desdicts héritaiges, ledit Jeaddé a nommé à ses procureurs généraulx et spéciaulx, maistres                                                 [41], et chacun, o tout pouvoir recquis et pertinant à ladicte fin, promettant et s’obligeant tout garantaige à la coustume sur ce que dessus vandu et avoir pour stable et agréable, tout ce que sera faict par sesdits procureurs, et n’en venir encontre ; le juge de court payer et à droit ester, si mestyer est, par obligation, gaige et hypotèque de tous et chacuns ses biens, présents et futturs, exécution en prison fermée ja sommé et recquis. Et a néantmoins, ledit Dagorn, baillé de grace audit Jeaddé, terme et remaire de racquict de huict ans prochains vennantz, pour  à soy retraire lesdits hérittaiges susvandus, remboursant à ung seull payement ledit Dagorn, tant de la somme principalle, néantmoins au présent contract, que des fraiz, minses et loyaulx coûtz qu’ils feront en conséquance d’icelluy. Ainsin l’ont voullu, promis, juré et n’en venir encontre, nous, notaires, par le jugement et aucthoritté de nostre ditte court, et le sceau d’icelle,les y avons condempné et condempnons, que faict a esté au bourg d’Audierne, au tablier de Denis Guillot, notaire soubzsignant, le seing dudit Dagorn ; disant, ledict Jeaddé, ne scavoir signer, lesdits jour et an que devant, requis est. Signé Henry Dagorn, V. Madien, Ollivier L’Haridon et Denis Guillot, nottaires royaulx et demeuré sur les aulznice dudit Guillot.

 

D. Guillot

notaire royal

 

 

Es présances de nous, nottaires royaulx hérédittaires jurés et receulx en la court et sénéchaussée de Kempercorentin, noble homme Vinceant Madien, sieur de Penguilly, procureur o pouvoir exprès, aux fins cy apprès, pour Henry Le Jaddé, desnomé au conttract y de [f° 2 r°] l’aulte part, dabté du vingt et deuxiesme jour de ce présent moys, signé Guillot, notaire. Lequel Madien, en vertu de sondict pouvoir, a mis et induict sire Henry Dagorn, y pareillement desnomé, audict contract, aussy présant et acceptant, en la pocession réelle et actuelle des terres et hérittaiges, vandus et transportés par ledict Jaddé audict Dagorn, sittués es issues du villaige de Kerferguel, en la parroisse de Cleden Capsizun. Le tout plus emplement rapporté par ledict contract surdabté, y recours, pour avoir, ledict Madien, oudict nom, faict audict Dagorn, embuller et désembuller par lesdictes terres et hérittaiges et faict faires touts les actes recquis et nécessaires pour bonne et vallable pocession, prandre et acqueillir, sans aulchun trouble, ny empeschement de personne. De tout quoy nous a, ledict Dagorn, recquis et demandé avoir acte à valloir. En quoy luy avons signé et dellivré ceste pour luy valloir et servir, comme appartiendra. Le tout faict et rédigé audict villaige de Kerferguell, en ladicte parroisse de Cleden Capsizun, sur la sittuation desdictes terres et hérittaiges, le vingt et sixiesme jour de mars, l’an mil six centz trante et deulx, soubz le sign dudict Madien et celluy dudict Dagorn. Sur rapture : deuxiesme. Approuvé

 

V. Madien                                        Henry Dagorn

 

D. Guillot

notaire royal

                                                                       M. Blanchart

                                                                         notaire royal

 

 

Je soubz signé, conois et confesse avoir reçu de Henry Le Jadé, le contteneu du conttrat cy devant, dont il le quitte de ce présant contrat de raquit. En témointz de quoy, je signe cette. Faict le 14ème de may 1641.

                                                           Henry Dagorn

 

 

ARCHIVES PRIVEES

KERGUERN XVIIè SIECLE

 

25 août 1654

 

Parchemin en excellent état, plié pour constituer un feuillet double.

 

 

[f° 1 r°]

Le vingt et cincquiesme jour du mois d’aoust, an mil six centz cinquante et quattre, avant midy, devant nous, notaires des courtz de Quimpercorentin et celle du marquisat de Rosmadec et, par chacune d’elles, o toutte soubzmission et prorogation de jurisdiction y jurés, sont comparus en leurs personnes, Jan Maudure, père et garde naturel de ses enfentz, de son mariage o feue Marye Le Carval, sa femme en secondes nopces, demeurant à présant au village de Trevenan, parroisse de Cleden Capsizun, et Simon Beryet, demeurant en la mesterye de Kerharo, présidte parroisse, d’une part, et Nouel Cocquet[42], demeurant au village de Kerferguel, parroisse susdite de Cleden Capsizun, d’autre partye. Lesquelles partyes, pour le commun aisibilitté ont, par ces présantes, faict et passé l’eschange et commuttation cy apprès, dze partye de leurs hérittages, sçittués aux yssues dudit village de Kerferguel, en ladite paroisse de Cleden Capsizun. Sçavoir est : que lesdits Maudure et audit nom, et Beryet, baillent, ceddent, délaissent et transportent, audit tiltre d’echange, audit Cocquet, acceptant, pour luy, ses hoirs, successeurs et causeiantz, hérédittairement à jamais, le bouts devers le nor du courtil, nommés Liortz an Poulpry, contennant, de loncg, six cordée de vingt et quattre pied de roy chaque cordée, et neuff piedz ; en oultre et de travers, trois cordées et demy et ce, tant en fond qu’édiffices, abouttissant, devers le nort, sur grands chemin qu’est pour la servitude dudit Kerferguel et, devers oriant, sur mesme grand chemin, qu’est aussy pour la servitude dudit village ; et, devers occidant sur terres proffictés par sire Allain Kerlouch, Cleden Le Goardun et les hérittiers de feu Daniel Pezron, avec les édiffices dudit costé d’occidant et, devers midy, sur terres proffictés par ledit Cocquet. Et, pour récompense et contreschange de ce que dessus, a aussy, ledit Cocquet, baillé, ceddé et transporté audit tiltre d’eschange, ausdits Maudire et Beryet, et audit nom, y aparailz acceptantz, pour eux et leurs hoirs et ayantz cause à perpétuité. Scavoir est, une parée nommé an Tys-Hero, scittué entre deux parée de terre ausdits Maudure et Beryet, et audit nom ; devers oriant et occidant, boutissant devers midy sur terres à Hervé Rozen et, devers le nort, [f° 1 v°] terres proffictés par Guillaume Le Bras et femme, contennante, de loncg, quinze cordées et six piedz de roy et, travers, saize piedz de roy. Relevantz, le tout, du proche fieff du Roy, nostre sire, quicte de cheffrante. Et aura, ledit Cocquet et consortz, chemin et servitude à charrette, par laditte parée, sus rapporté, pour fembroyer le parc nommé Parc an Ty Touch, en saison. Que ladite parée ne sera cultivé ni semancé et, au moyen, se tiennent, lesdittes partyes, de chacune part audit eschange, comme d’eschange bien faict et esquipollés, promettantes de s’entredeubuement garantir à la coustume et de s’entre faire servitude sur ce présant eschange, soubz obligation et tous et chacuns leurs biens présantz et futturs, et par leurs sermentz, et pour s’entre induire, réaulment et deffaict en la vray, réelle et actuelle et corporelle possession et jouissance, de ce que baillés s’entre sont, audit tiltre d’eschange ont, lesdité partyes, nommés, crés et institués à leurs procureurs généraux et spéciaux. Sçavoir, lesdits Maudure et Beryet, maistre                                    [43] et ledict Cocquet, maistre                                       [44] et chacun, o tout pouvoir recquis et pertinant, à ceste fin, promettantz et s’obligeantz d’avoir, pour agréable, ferme et stable, tout ce que sera ce touchant faict, gréé et procuré, par leurdictz procureurs et n’en venir oncques encontre, le Juge de court payer et, à droict ester, sy mestier est, soubz les mesmes obligations que dessus, renoncentes, lesdittes partyes, respectivement à revenir jamais à l’encontre, de la theneur de cestes et à touttes loix et exeptions à ces contraires et derrogatiffz. Et pour ce que lesdites partyes l’ont ainsin, et de la forme que dessus, voullu et promis thenir, sans jamais à l’encontre venir, nousdits notaires, les avons, de leurs consantz, prières et recquestes, condemnés et les y condemnons, par les jugementz et authorittés de nosdites courtz, et soubz le sceau de laditte court royalle cy mis, apposé que faict et gré a esté [f° 2 r°] au bourg parroissial de Cleden Capsizun proche le cimettière, soubz les signs desdits Cocquet et Beryet. Disant, ledit Maudure, et audit nom, ne sçavoir signer et pour ce, apure et recquis sire Henry Richart, de signer, pour luy, lesdits jours et an que dessus, le registre de cestes est signé Nouel Cocquet, Simon Beryet, Henry Richart, recquis et de O. Maumeur, notaire dudit Marquisat et N. Calvé, notaire royal et vers ledict Calvé, demeuré en sa garde, sur les aulniczes. Sur ratture, presditte, a. Approuvé.

 

N. Calvé

notaire royal

 

 

[f° 2 v°]

Coppie pour Sire Nouel Cocquet,

d’un eschange d’entre il

et

Jan Maudure et Simon Beryet

 

ARCHIVES PRIVEES

KERGUERN XVIIè SIECLE

 

1624

 

Parchemin en bon état, plié pour constituer un feuillet double.

 

 

 

[f° 1 r°]

Devant nous, notaires royaulx héréditaires de la court de Kempercorentin, sont comparus en leurs personnes, Katherine Michelet, veuve feu Michel Porllodec, demeurante au villaige de Kerferquel, parroisse de Cleden Capsizun, d’une part, et Nouel Coquet et Henry Kerbigodou, demeurantz audict village de Kerferquel, et Michel Kerbigodou, demeurant au village de Troguennour, enfentz et hérittiers à feue Marye Michellet, que sœur germaine esté à ladite Katherine Michellet. D’av[ecq][45] laquelle [ont][46] , par ces présantes, de son bon grée et franche [volunté][47] surogé et suplanté, lesdits Cocquet et Kerbigodou, ses nepveus, en la moictyé de l’aquest par elle faict, d’une quarte partye du droictz réparatoire et édiffices estantz auditz village de Kerferquel, d’avecq Yvon Mat, filz feue Marie Michellet, tante desdictes Katherine et Marie Michellet, et où, en son temps, elle auroict demeuré, jouy et profilté. Les acquets faict par contract en dabte le vingt cincquiesme jour d’octobre mil vctz quatre vingtz huict, signé J. Rouseau, notaire royal, et F. Rospiec, notaire royal ; et ce, moyennant la somme de quatre vingtz dix livres thournois, que lesdits Cocquet et Kerbigodou doibvent, prometent et s’obligent, tierczatim, solidairement, soubz obligation de leurs biens, l’exécution et vante d’iceulx, arrest et hostaige de leurs personnes en prison fermée, de ce jour, pour somme et actquis, paier et faire avoir à ladite Katherine Michellet aceptante, d’an d’huy en ung an prochain venant. Et au moien, satisfaisant et acomplissant à ce que dessus veult et consant qu’ilz en jouissent et disposent de la moictyé de ladicte quarte [f° 1 v°] partye desdits édifficzes mentionnés et raportés audict contract susdabté, audit village et ses yssues de Kerferguel. Et pour le respect en regard de touttes affaires négosié et autres choses qu’auroinct esté entre ladicte Katherine Michellet les prédécesseuses, ancestres desdits Coquet, Kerbrigodou et iceulx s’entre quictent l’ugn vers l’autre d’eulx, généralement, enthièrement, jusques à ce jour, sans auclchune réservation ny réparation quelconque, ainsy rechargent et avecq promesse qu’ilz s’entre font respectivement, de ne venir encontre directement ny indirectement, et par exprès, à paine de tous despans, domages et intérestz. A quoy ilz s’obligent, cognoissantz, lesdits Coquet et Kerbigodou, le fossé et haie estant en l’enthour de la parée nommée Par Moquer Glazron, apartennante à ladicte Michellet, es yssues dudict Kerferguel, estre et apartennir à ladicte Mychellet et non à eux. Et au moien, consantent qu’elle en jouisse et dispose. Fait, juré, gréé, [renoncé] et condempnné, au bourg parroissial de ladicte parroisse de Cleden, en la maison où tient taverne Yvon Le Breton, le vingt et quatriesme jour de juillet après midy, mil six centz vingt deux. Et ont, lesdicts Kerbigodoux, signné, disantz, les autres partyes, ne scavoir signner. Le registre signé Henry

 

Kerbigodou, Yvon Le Breton, Ritquer, C.P. Collet, [                                       ][48] en la garde et sur les aulniczes dudict Collet.

 

C.P. Collet

notaire royal

 

 

 

[f° 2 r°]

 

Le quatorziesme jour de janvier après midy, l’an mil six centz vingt et quatre, par devant nous, notaires royaulx de la court de Kempercorentin, est comparue Katherine Michellet, veuve feu Michel Porllodec, desnommée au contract cy devant dabté le vingt et quatriesme jour de juillet mil six centz vingt deux. Laquelle a présantement eue et receue comptant, la somme de quatre vingtz dix livres thournois, d’avecq Michel et Henry Kerbigodou y apareilz desnomés, aussy y présanz et acceptantz, faisantz et stipullantz cestes, tant pour eulx que pour Nouel Coquet, leur beau frère et ce, pour pareille somme de quatre vingtz dix livres thournois, qu’ilz debvoinct à ladicte Michellet, pour les causes que par ledict transact susdabté, o quictance ce touchant. Faict et gréé en audiencze chez Le Sodec, notaire, lesdicts jour et an. Disante, ladite Michellet, ne scavoir signner. Et ont, lesdits Kerbigodou, signné le registre. Signé Michel Kerbigodou, Henry Kerbigodou, Dinyou, requis et de nous, Y. Le Sodec, notaire royal, C.P. Collet, notaire royal. Est en la garde et sur les aulniczes dudit Collet.

 

C.P. Collet

notaire royal

 

 

[f° 2 v°]

Pour Nouel Coquet

De Troguennour

De Cleden Capsizun

 

ARCHIVES PRIVEES

KERGUERN XVIIè SIECLE

 

2 novembre 1686

 

Petit papier timbré à un sol – Double feuillet – Très mauvais état.

 

 

[f° 1 r°]

Ce jour, second novembre avant midy, l’an mil six centz quattre vingtz six, devant nottaires royaux hérédittaires de la cour et séneschausé de Quimpercorentin, o soubzmission y jurée, sont compraus en leurs personnes, Jacques Riou et Janne Calvé, veuve Guillaume Le [Carval][49], demeurants touts deux au village de Kerguern, en la parroisse de Cleden Capsizun, parties respectives, entre lesquells est cogneu ils avoir faict, et par ces présantes font, partaige et département, par entr’eux, pour durer à jamais entreux, leurs hoirs, sucesseurs et causeyants, à perpétuitté, des maisons, terres et hérittaiges que droitz raparatoires, par eux acquitz à moittié entrelles, par contract du second febvrier mil six centz quattre vingtz cincq, d’avecq Clette Quirisit. Auquel partaige disent avoir, d’un commun assentementz fait vacquer par honnorables gentz Henry Cocquet, du lieu de Kercham, Jan Le Bourdon, du lieu de Kerfercquel, Clette Pellern, du lieu de Trevenan, tous de ladite parroisse de Cleden, présantz en personnesn et avoir faict deux lotties les plus juste et égaux qu’ils ont peu et sceu faire, esgard à la prissage et estimation qu’ils disent avoir faits. Par lecquel partaige, sans autre revenu, eszt escheu à ladite Calvé, la première lottie, qui contient ce qu’ensuilt. Sçavoir : l’issue des maisons le costé d’ocidant avecq le petit jardin, d’estant contenant ledit yssue et jardin, une corde et tiers. Plus un courtil contenants sept cordes et demi, d’édiffice estimé trante sols. Item, un parc nommé parcq Ros, contenant quarante six cordes et demi ; l’édiffice estimé cincq livres quinze sols[50]. Item, un autre parcq, nommé parcq Ti-Fourn, contenant quarante deux cordés. L’édiffice estimé trois livres, dix sols. Plus, autre parcq nommé pacq Nevez, contenant dix sept cordes et quart ; l’édiffice estimé sept livres. Plus, la paré d’oriant, en bar [    ]cade[51] contenant huict cordés et deux tiers. Plus, une paré [f° 1 v°] et Prat Kerno[52], contenante vingt et une cordée. Item, la moittié et costé d’ocidant de la parée nommé ar Bar Vras, contenant ladite moittié, vingt trois cordée et demy. Plus, la moittié et boult du midy d’une prée nommée Foennec Poullouchou, contenante, ladite moittié, six cordes et trois quart. Plus, [                                                                    ][53] avecq un b[oult][54] de fossé, nommé Ros Kerno, estimé [vingt cordes][55]. Plus, une parée nommée Ros Mari Lannouan, contenant douze cordes et demi. Item, autre paré, nommé Paros ar Foennec, contenant neuff cordé et trois quart, et à prendre le costé de midi. Plus, un boult de fossé au Prat Kerno, estimé quinze sols. Plus, la moittié et boult du midi de l’yssue à fembroy. La seconde et dernière lottie quescheu audit Jacques Riou, qui contient ce qu’en suilt. Scavoir : l’issue des maisons, le costé d’oriant, contenant deux cordée et un tiers, par ce que ceste lottie fera un muraille pour séparer l’autre lottie, et le prendre du boult du midi, au costé d’ocidant de la maison dudit Riou, pour aller à droite ligne jusques au pignon oriental de la maison principalle de ladite Janne Calvé. Et ont partaigés les pierres et bois de la maison par moittié. Plus, advenu à ceste lottie, un courtil nommé Liortz Ti, contenant huit cordes un tiers. L’édiffice estimé quarante sols. Plus, une planché de terre chaude, nommé Liortz an Navallou, contenant quattre cordés et deux tiers. L’édiffice estimé trois livres. Item, un parcq nommé Parcq Ballan, contenant cent vingt cordés. L’édiffice estimé dix sept livres. Plus, une paré nommé an Bar Bear, contenant quattre cordés et trois quart. Plus, une paré nommé ar Bar et Gorre Quer, contenant trois cordés et un tiers. La moittié et costé d’oriant de la paré nommé ar Bar Vras. Contenant, ladite moittié, vingt trois cordés et demi. Plus, la moittié et boult du nort de la prée nommé Foennec Poullouchou, contenant [f° 2 r°] ladite moittié, six cordés et trois quart. Ceste lottie baille l’eau à l’autre. Item, un paré nommé ar Bar ar Cornollic, contenant vingt et deux cordés trois quart. Plus, autre paré nommé Lesi, contenant neuff cordés et quart. Plus, vingt et une et trois quart au costé du Nort de B[          ][56], nommé Tarn an [                                                            ][57] fembroy et une terre [                                           ][58] l’ocidant. P[            quinze                  ][59]. Ceste lottie a, présantement, pareille à l’autre lottie, la somme de vingt sols ; o quittance duquel partaige cy dessus, lesdites parties se tiennent pour comptant, comme lotz bien justement et égallement partaigés. Sur lecquel, promettent s’entregarantir, à la coustume, à la charge, cahcun des parties, de payer à l’advenir touttes les tailles, fermes, cheffrantes et autres charges deubs checun dessus sa lottie, checun pour une moittié. A tout quoy promettent thenir, sans jamais contrevenir, soubz obligation de touts et checuns leurs biens meubles et immeubles, présantz et futturs. Et par leurs sermantz. Ainsin l’ont voullus et consanty, et prmis, juré, gré, renoncé et condempnés, que fait et gré a esté au bourg de Cleden Capsizun, au tablier du Normant, notaire royal, soubz les signes desditz Riou, BouCocquet et Bourdon, disantz, lesditz Pellern et Calvé, ne sçavoir signer. Et on requis les soubzsignantz présantz, de signer à leurs recquestes, o les nostres, ledit jour et an. Le registre signé Jacques Riou, Henry Cocquet, Jan Le Bourdon, Allain Le Gall, requis, Jan Le Pernez, recquis, et de nous, Nouel Le Chever et Eutrope Le Normant, notaires royaux. Et est demeuré vers ledit Normant, registrateur.

 

Le Normant

Notaire royal

 

 

ARCHIVES PRIVEES

KERGUERN XVIIè SIECLE

 

25 aoùt 1680

 

 

Pièce sur velin timbré à dix sols. Bon état

 

 

 

[f° 1 r°]

Le vingt cincquiesme jour du mois d’aoust, après misy, l’an mil six cents quattre vingt, devant nous, nottaires royaulx de la cour du Roy à Quimpercorentin, avecq soubzmission et prorogation de jurisdiction y juré, sont comparus en leurs personnes, honnorables gents et marchandz Jan Kerlouch, demeurant au village de Kerferguel, parroisse de Cleden Capsizun, d’une part, et Yves Le Jadé, fisl mineur de feu autre Yves Le Jadé, authorisé d’honnorable homme Yves Archan, son oncle, demeurants, scavoir : ledit Jadé audit village de Kerferguel et, ledit Archan, au lieu noble de Kercharo. Touts parroissiens de ladite parroisse de Cleden Capsizun, d’aulte parties. Entre lesquelle sparties est cogneu, et par cestes cognoissants, que par transact du quatorziesme juillet dernier, au raport du soubzsignant Normant, nottaire royal, y recours si mestier est, lesdicts sieurs Kerlouch et Archan stipulant, pour icelluy Jadé, son nepveu, estantz demeurés d’acord touchant le procès qui estoit intanté entre ledit sieur Kerlouch et ledit Le Jadé, par la jurisdiction de Pontecroix, en demandant le racquit à soy mesme, par son droict de premesse, des terres et hérittages et droicts spéciffiés par les contractz des premier et second juin mil six centz septante et neuff, au raport de Foullieullé, nottaire, par ledit sieur Kerlouch acquitz des hérittiers de feu Nouel Cocquet, estants sittués audit village de Kerferguel et es yssues, par ferme ; que icelluy Archan auroit promis payer et faire avoir audit sieur Kerlouch, de la somme de dix huit livres tournois, pour les emelliorements et fraiz des déclarations ; réservés par la santance du huictiesme juillet, aussy dernier, par ledit sieur Kerlouch, obtenu vers ledit Jadé, par ladite jurisdiction de Pontecroix, pour touts ses fraiz, lodes et vantes, et insinuation, et loyaulx cours qu’il auroit peu et sceu faire, touchant lesdictz hérittages, dans un mois, avecq ce qui estoit comprins dans ladite santance, avecq sa forme et theneur, comme estant raporté par ledit transact sus dattée, ledit mois escheu puis le quinziesme de ce présant mois et an. Lesquels parties ont, présantement, convenus, transigés et acordés sur le contenu de ladite [f° 1 v°] santance, ses apartenances et despandances et, en général, comprins ladite somme de dix huict livres, comme dict est. Faisantz, ensemble, la somme de cent vingt et une livres tournois, par forme que les hérittages de Saint[60] Cleden par ledit Kerlouch transporté à Hervé Le Jadé, dudit lieu de Kerferguel. Ledit Le Jadé le jeune retraiant se désisté entre les mains dudit sieur Kerlouch, sauff à luy de se faire payer par ledit Hervé Le Jadé, comme il voira avoir affaire, le contract d’acquest entre ledit sieur Kerlouch et ledit Hervé Le Jadé, datté du dixseptiesme aoust mil six centz septante neuff, au raport dudit Foullieulle, portant la somme de vingt et quattre livres tournois. Laquelle somme de cent vingt et une livres tournois, pour les emelliorementz, fraiz des déclarations et loyaulx courtz sus raportés, ont estés présantement payé et sollu, comptant par ledit Archan de ses deniers propres audit sieur Kerlouch en louis et demy louis d’argant, et autres bonnes monnois ayantz cours. Lequel sieur Kerlouch les a prins et emboursé, o quittance ce touchant et est aussy cognoissant, avoir avant huy eu et receu dudit Archan, le fort principal des contenues desditz contractz sus mentionnés. Sauff audit sieur Archan et ledi Jadé retraiant de s’entre s’acomoder, comme ils voiront. Et au moienest, ledit sieur Kerlouch, desmis et saisies de tous et chacuns les terres et hérittages mantionés ausditz contractz, sauff les terres de Saint Cleden, qu’y a, ledit retraiant cy dessus, désisté audit sieur Kerlouch, en vestant, mestant, induisant, ledit retraiant, en la pocession et jouissance d’iceux. Et aura la jouissance à la sainct Michel prochaine venante. Et, pour le mettre en la pocession, sy recquis sera, icelluy Kerlouch a nommé, cré et institué à son procureur, maistre                                 [61], et chacun, o tout pouvoir recquis et pertinant, à ladite fin, et avecq cognoisances de cause, promet trouver stable et agréable, tout ce que sera faict par sondit procureur ce touchant. Et a, ledit sieur Kerlouch, présantement dellivrés audit retraiant, ladite santance susdattée et les affirmations de voyages, avecq les garatz cy après mantionnés. Et premier, lesdicts contrctz des premier et second juin sus raportés, avecq les ratiffications au bas l’acte pocessoire et procès-verbal, du vingt et deuxiesme janvier dernier, signé Nouel Calvé, nottaire royal. Contract d’acquest des droictz réparatoires entre feu Nouel Cocquet et Jan Rochou, datté du troiziesme aoust mil six centz trante et deux, signé Gillot, nottaire royal avecq rattification et l’acte pocessoire au bas. Eschange entre ledit feu Nouel Cocquet et Jan Modure et Simon Beriet, datté du vingt et cincquiesme aoust mil six centz cincquante et quattre, signé Nouel Calvé, nottaire royal. [f° 2 r°] Une partage entre ledit feu Cocquet et Guillaume Le Bras et femme, datté du vingt et troisiesme febvrier mil six centz cincquante et deux, avecq contract d’eschange au bas, du premier may mil six centz cincquante et cincq, signés Nouel Calvé, nottaire royal. Déclaration fourni par ledit feu Cocquet, au sieur Jan Kerlouch et femme, datté du vingt et sixiesme avril mil six centz cincquante et trois, signé Nouel Calvé, nottaire royal. Contract d’acquest, des droicts réparatoires entre Simon Beriet et Jan Rochou et femme, datté du cincquiesme septembre mil six centz dix, signés René de Keridiern et Yves Mat, nottaires royaulx. Lessquels garantz susmantionnés, ledit retraiant les a prins et emporté, dont il se comptante de la réception desdicts garantz, et quitte, ledit sieur Kerlouch, ce touchant. Et esttous procès et différantz entre parties, terminés et finis et assoupis, sans autres advants, despans, dommages et intérestz d’un ny d’aultre part, et se quittent l’unenvers l’autre générallement et enthièrement, sans aucune réservation quelconque, jusques à ce jour, et de touttes affaires, qui pouroit avoir estés entre partyes, par ce que icelluy retraiant promet acquiter, libérer et indempnisser ledit sieur Kerlouch en cas d’auchune recharge, touchant lesdictz hérittages. Outre, est conditioné que ledit sieur Kerlouch promet transporter les moettes par luy faict couper et découper la lande de la paré nommé ar Bar Bras, dans le jour de feste de Nostre Dame dela Chandelleur prochan venant ; touttes les poinctz et conditions sus raportés ont estés acordés entre partyes par l’advis d’honnorables marchandz Yves Le Touller, du lieu de Kerspez, Yves Le Gall, du bourg, et Clette Beriet, aussy du bourg, tous parroissiens de ladite parroisse de Cleden Cap sizun. Et parce que l’ont, lesdicts partyes. Ainsin voullus et consantis, promis, juré, gré, renoncé et condempnés, et les y condempnons, par le jugement et authorité de nostredite cour. Et promet, ledit retraiant, tenir les mesmes hérittages que cy devant, tenus par ledit feu Cocquet, soubz ledit sieur Kerlouch, à tiltre de domaine congéable, pour luy en payer, par an, de ferme, deux comble de fromant, soubz les mesmes obligations et liaisons que devant. Faict et le gré prins au bourcq de Cleden Cap sizun, au tablier du Normant, l’un des nottaires soubzsignantz, soubz les signes desdictz parties, à les nostres, ledit jour et an que devant. Le registres de cestes est signés Yvon Archan, Jan Kerlouch, Yvon Le Jadé, Yves Le Touller, Yves Le Gall, Clette Beriet et de nous, Nouel Le Chever et Eutrope Le Normant, nottaires royaulx. Et est demeuré par devers ledit Normant, registrateur.

 

 

Le Normant

Nottaire royal

 

 

 

 

 

ARCHIVES PRIVEES

KERGUERN XVIIè SIECLE

 

22 mai 1646

 

Parchemin  non timbré, en bon état.

 

22 may 1646

 

 

 

 

Cotté

F

Moisan

[f° 1 r°]

Ce jour, vingt & deuxiesme de may mil six cens quarante & six après midi, par la cour de Quimpercorentin, o soubzmission y jurée, a comparue,en personne, Margueritte Coquet, veufve deu maistre Pierre de La Porte, demeurant à Pontecroix, parroisse de Beuzec Capsizun, Yves Le Jeaddé, Pierre et Hervé Le Jeaddé, frères, demeurans respectivement au villaige de Kerferguel, parroisse de Cleden Capsizun. Laquelle Coquet fait vente pure et simple, irrévocable à jamais, ausdits Jeaddé acceptans, sçavoir : ledit Yves, pour une moittié, lesdits Pierre et Hervé Le Jeaddé, pour une autre moittié, de tout et tel droit, comme raison et action et intérests, tant mobillier qu’immobillier. Que icelle Coquet peult conpetter et appartenir par la succession de feuz Jan Coquet et Margueritte Dagorn, ses père et mère, sittués au village et ses appartenances, du lieu de Lannouan, en ladite parroisse & en général, sans réservation. Ladite vente faicte et accordés entre parties, pour et moiennant la somme de vingt livres, à valloir à laquelle somme, elle a purement receu desdits Jeaddé, la somme de six livres thournois. Et le restant, le promettent paier, à la raison que dessus, dans le premier jour de septembre prochain venant. Partant, s’est, icelle Coquet, desmise, desaisie et dévestue de la propriété, possession et saisine desdits droicts et en général, de tout sondit droit, et par ladite succession, sans réservation. En mestant, vestant et induisant lesdits Yves, Pierre et Hervé les Jeaddés, en la posession et jouissance d’iceux, les faisans, les procureurs, J. René, cause ayans et cessionnaires, et pour les induire [f° 1 v°] en la réelle, actuelle et corporelle posession et jouissance et en faire estat et procès verbal, de l’indigence de réparation d’iceux nomment et instituent à son procureur général et spécial, maistre                                     [62], avecq touttes cognoissances de causes et au guarantaige perpétuel ; promettant avoir pour agréable tout ce que sera faict par sondit procureur ce touchant, et n’en venir encontre. Le juge de court paier et à droit ester, si mestier est ; et avecq toutte renonciations à quoy elle desroge au contenu cy dessus, fournir et accomplir. Lesdites parties obligent, tous et chacuns leurs biens, exécution et vente d’iceux, arrest et hostaige de leur personnes en prison fermée ia sommés et requis et d’y estre contraincts, comme pour deniers royaux. Ainsin a esté faict et gréé au bourg de Locrist, parroisse de Beuzec Capsizun, proche la croix. Disans, lesdites parties, ne scavoir signer, ont recquis, scavoir, ledit Hervé, Estienne Kerysit ; ledit Yves, Nouel Coquet, ledit Pierre, Jacques Dyniou - à ce présent, ladite Coquet, maistre Guy Masselin - de signer, à leur requeste. Le registre est signé G. Masselin, E. Kerysit, requis, Nouel Coquet, Jacques Diniou et de nous, Mathieu Hamon et Denis Guillot, nottaires royaux. Et demeure audit Guillot, en sa garde.

 

D. Guillot

Notaire royal

 

 

Insinué sur le douziesme rolle et vingt cinquiesme registre du greffe des insinuations de la cour de Kempercorentin, recquis els acquéreurs y nommés, qui ont esleu domicille chez masitre Jacques Caradec procureur au présidial dudit Kempercorentin, pour recevoir les explectz requis. Ce jour, vingt et septiesme juillet mil six cens quarante et six.

 

Guy Bougeart

 

 

[f° 2 r°]

Et advenu, le cinquiesme jour du moys de septembre mil six cens quarante et six, soubzsignés nottaires royaux de la court de Quimpercorentin, certiffions qu’en nos présances, maistre Aymé Guillot ; procureur o pouvoir exprès luy baillé par Margueritte Coquet, veufve feu maistre Pierre de La Porde, veudeure desnommés au contract cy de l’aute part, a mys et induist réaulment et deffaict, Yves Le Jeaddé, Pierre et Hervé Le Jeaddé, frères, en la re acquéreurs y apareill desnommés en la réelle, actuelle et corporelle posession et jouissance. Sçavoir : ledit Yves, pour une moittié et, lesdits Pierre et Hervé Le Jeaddé, pour une autre moittyé, en tout le droit, cause, raison et action, tant mobillier que immobillier, que à ladite Coquet peut compéter et apartenir, par la succession de ses feus père et mère, au villaige et ses appartenances, de Lannouan, en la parroisse de Beuzec Capsizun, ainsin qu’il est plus amplement raporté par ledit Combout, datté du vingt et deuxiesme de may dernier y recours, par avoir, ledit Guillot, audit nom, faict ausdits Jeaddéz ambullé et désambullé, par les terres et héritaiges despandantz ; comme dit est, de ladite succession à eux transportés par ladite Coquet. Et, en général, leur a faict faire tous autres actes requis et nécessaires pour bonne et vallable possession et droicture, accueillir en héritaiges, à la coustume. Ce qu’ilz ont faict, sans trouble, ny empeschement de personne. De tout quoy, il nous ont requis acte, que leur dellivrons, par ceste, pour leur servir ou il apartiendra, au pied de l’acte d’insinuation dudit contract, datté du vingt et septiesme juillet dernier, signé Guy Bougeart, greffier. Sur la sittuation desdits héritaiges, audit villaige de Lannouan, soubz le seing dudit Guillot, audit noms et les notres, disans, lesdits Jeaddés, ne sçavoir signer, lesdits jour et an que devant.

 

A. Guillot                                                                      Guillot

            Notaire royal

                                               N. Calvet

                                                                                                              Notaire royal

 

 

 

 

 

[f° 2 v°]

Ce sixiesme jour de septembre mil six centz quarante et six, avant midy, Margueritte Coquet, venderesse desnommée au contract cy de l’autre part, laquelle a, présentement receu d’avec Yves, Pierre et Hervé Les Jeaddés, acquéreurs, y à parreill desnommés, la somme de quatorze livres thournois, en parpayement et enthière sollution du contenu audit contract, o quittance généralle. Partant, demeure, ledit contract, sollu et paié, fait et consanty à Pontecroix, au tablier de Denis Guillot, notaire. Disant, ladite Coquet, ne scavoir signer, a recquis Aymé Guillot à ce présent, de signer à sa requeste. Le reistre est signé Guillot et de nous, Calvé, et Denis Guillot, notaires royaux, et [   ] ledit Guillot, demeuré en sa garde.

 

Guillot

Notaire royal

 

 

 

Contract d’acquest

pour

Yves, Pierre et Hervé Les Jeaddés

vers

Margueritte Coquet

 

Cotté F.

 

 

 

ARCHIVES PRIVEES

KERGUERN XVIIè SIECLE

 

 

Papier timbré à dix huit deniers. Bon état

 

 

[f° 1 r°]

Du 14 juin 1683

 

Apropriment

Extrait des registres du greffe de la cour et jurisiction du marquisat de Rosmadec, au siège de Pontecroix

 

 

 

 

B 2 p.

 

—————

Jan Helias

advocat

—————

Billy procureur

—————

& 5 p

—————

Guezenech

comis

—————

 

Du lundy quattorziesme juin mil six centz quatre vingts trois, plaids nécessaires et accoustumés de la cour et jurisdiction du Quemenet, annexée à celle du marquisat de Rosmadec, à Pontecroix, tenue et dellivrés par monsieur le séneschal, assisté de monsieur l’alloué, juges ordinaires de laditte cour, présant maistre Pierre Canevet le vieil, substitud du sieur procureur d’office, à la mannière accoustumé, au portal méridional de la chapelle dela Trinitté, sittué en la parroisse de Plozevet.

A la request de maistre Jan Fily, advocat d’honnorable homme Jan Kerloch, marchand, demeurant au village de Kerfeurguel, de la parroisse de Cleden Capsizun, acquéreur, présant en personne, est fait lecture du contrat d’acquest, par luy fait d’avecq noble homme Jan Porlodec, sieur de Keristin, bourgeois et marchand de la ville d’Audierne, du nombre de cinq crubles de fromant, cinq combles seigle et cinq combles d’avoine, debues l’an, de rante foncière et convenantière, à chacque terme de la saint Michel, par Daniel Le Lay, pour lesdites terres, qu’il profilte au bourg parroissial de Plozevet, pour la somme de six cents quarante et cinq livres. Ledit contrat estant en datte du dix septiesme janvier mil six cents septante huit, signé Ollivier L’Haridon, notaire royal. Comme aussy a esté fait lecture de l’acte de satisfaction de noble homme Jacques Porlodec, sieur de Lannarzin, fils dudit sieur de Keristin, vandeur, du vingt et [f° 1 v°] huictiesme mars de laditte année mil six cents septante et huit, de l’acte d’insinuation, quittance de lodes et ventes, prise de possession et attournance d’homme, estant au bas dudit contrat, dattés des vingt et trois may et quinziesme décembre mil six cents quatre vingts septante neuf et douziesme janvier mil six cents quatre vingts et aussy des bannies, affin d’appropriment faicte par maistre Jacques Le Proch, sergent de la jurisdiction de Kerharo, au désir de la commission luy décerné à cette fin, par monsieur le séneschal, de ceste court, les saize, vingt et troys et trantiesme du mois de may dernier, et controollé à Pontecroix, les dix sept et vingt et quatre dudit moy de may dernier et second jour du présant moys de juin, par Moisan.

De la lecture duquel contrat et aultres actes cy devant dattés, a esté acte décerné, à valloir et servir ainsy que de raison, comme aussy, de la prise de sermant dudit Le Proch, sergeant, et de Ollivier Arhan et Jan Minoy, ses thémoins et assistans. Lesquels, apprès leur avoir séparément fait lever la main, ont jurés et affirmés, sçavoir : ledit Proch, avoir fait lesdittes

bannies aux jours, lieux et endroits raportés par icellui et lesdits Arhan et Minoy, avoir estées présans et assistans, à les voir et ouir faire.

En l’endroit, se sont rendus pour opposans audit appropriment,

Maistre Henry Le Moullec, procureur, pour Joseph Le Velly et femme, et Jacques Riou et femme, et Adellice Cogant, veuffve Henry Pennamen,

Maistre René Le Huez, procureur, pour messire Yves Allenno, sieur de Saint Alaouarn, et honnorable femme, Marie Pennamen.

 

[f° 2 r°]

Desquelles oppossitions a esté et est acte décerné, à valloir et servir, ainsy qu’il appartiendra et ordonné ausdits oppossans, de fournir moyens, à la soustenance de leurs oppositions, dans quinzaine. Et, au parsus, est deffault adjugé vers tous aultres oppossans. Et par le prosès est, ledit acquéreur, déclaré bien et debuement aproprié en sondit acqsuist, au terme de la coustume, fors vers les oppossans cy devant nommés.

 

Pour la publication & lecture du présant contract et dellivrance de cestes, receu soixante sols.

Touller

greffier

 

 

ARCHIVES PRIVEES

KERGUERN XVIIè SIECLE

 

29 août 1624

 

Petit parchemin. Etat satisfaisant

 

 

 

[f° 1 r°]

Levingt neuffiesme jour d’aougst, l’après midy, l’an mil  six centz vingt et quatre, par la court de Kempercorentin et celle du marquisat de Rosmadec, o soubzmission et prorogation de jurisdiction à icelle y jurée,est comparu Janne Le Percherin, veuve feu Guillaume Coquet, dict Dantic, tant en son privé nom que comme tutrice et garde de ses enfentz mineurs, en elle procréés par ledit feu Coquet, son mary, demeurante au village de Kerengar, parroisse de Plogoff. Laque, à son franc voulloir, sans aulchune, persuasion ny contraincte, et avecq promesse de garantage à la coustume, faict vante et transport irrévocable à jamais, à Nouel Coquet, demeurant au village de Kercham, en la parroisse de Cleden Capsizun, aussy présent et acceptant, pour y jouir, luy, ses hoirs, sucesseurs et causeantz, hérittièrement, de deux planches de terre fesantz la tierce partie du courtils apelllé Parc an Cornoix. Ferant, devers occidant, sur terre Yvon Gloaguen ; devers oryant, sur parc à Pezron Choariel et Cleden Le Pelle. La neuffiesme parye du parc apellé Parc an Gouezellec ferant, devers septentrion, sur teres ausdits Pellé et Choariel et aultres leurs consorts, apellée an Dallar. La tierce partye du pré vulgarizé Foennec Parc Larin ; ferant, devers septentrion, sur ungn ruisseau d’eau ; devers midy, sur la terre apellé Fouennec an Gouezellec et, devers oryant, sur terres à André Le Perherin. Estantz, lesdits hérittages au fieff du sieur Sainct Allouarn. Ladicte vante ainsy faicte,convenue et accordée entre partyes, pour et moyennant la somme de trante livres thournois, présantement paiées et sollues comptant par Le Coquet à ladicte Percherin, oudit nom, quy les a prins, receuz et rellement emporttés, o quictance ce touchant. Et, par ce moien, s’est desmise, dévestue et desaesye desdits hérittaiges et choses susvanduz, tant en fond, proprietté qu’en droictz convenanciers, l’y vestant, mettant et [f° 1 v°] induisant ledict Coquet en la pocession et jouissance desdicts droictz. Pour lesquel mettre et induire en la réelle et actuelle pocession et jouissance d’iceulx, quy sont sittués au lieu de Kergannou, parroisse de Plogoff. Laducte Percherin, oudict nom, a nommé et instittué à ses procureurs maistres

                                    [63] et chacun o tout pouvoir recquis et pertinant, à la fin. Promectante,ladicte Percherin, trouver sesdicts enffentz à ratiffier cestes, estantz venus en aage, à paine de tous despans, domages et intérestz. Faict et gréé à Pontecroix, au tablier desdicts notaires, quy signnent[64], lesdits jour et an. Et disent ne scavoir signner. Le registre signné H. Richart, recquis, My. Blanchart, notaire du marquisat et P. Collet, notaire royal. Est en la garde et sur les aulnices dudict Collet.

                                                                                  Collet

                                                                                                          notaire royal

J’ay faicts signe comme curateur du sieur de Sainct Alouarn. Cognois avoir esté payé du debvoir de vantes acquis par le contractement cy devant, o réservation des autres droitz et debvoirs seigneuriaux, fors pour le rachapt de feu Nouel Coquet, y desnomé. Duque ay esté pareillement satisfaict, ce 30ème avril 1674

Alain de Rospiec

 

PierreCollet et Gabriel Le Clerc, notaires et tabellions royaulx héréditaires en la court de Kempercorentin, résidans en Audierne, certiffions à tous qu’il appartiendra avoir esté ce jour, vingt et neuffiesme de septembre mil six centz vingt et quatre, exprès transporttés et condescendus de nos demeurances, requérant Cochen, procureur o pouvoir exprès aux fins cy apprès, jusques au village de Kercam, parroisse de Cleden Capsizun où, estans, auroict, ledit Cochen, oudict nom, en nos présances et en vertu de sondict pouvoir, mis et induict, réaulment

                                                                                                                                                                 part

et deffaict, sire Nouel Coquet, acquéreur desnommé au contract cy de l’aultre //, dabté du vingt

neuffiesme jour d’aougst ernier, en la possession réelle, actuelle et corporelle des terres et hérittaiges luy vandus et aliennés par Janne Le Pellerin, veufve feu Guillaume Coquet, parillement desnommée audict contract y recours, par avoir, ledit Cochen, oudict nom, faict audict Coquet ambuller, déambuller, entrer et sortiresdictes terres et faict en iceux, les actes requis et cécessaires pour debue pocession prendre en droicture, acquérir. Laquelle pocession ledict Cocquet, présant en personne, a prins et accepté, sans trouble ni empeschement quelconque. De quoy il nous a requis acte que luy décernons par cettes. A [f° 2 r°] valloir et servir où appartiendra. Que faict et grée ceste sur le lieu et situation desdictes terres et hérittaiges, soubz le seign dudict Cohen, oudict nom. Déclare, ledict Coquet, ne scavoir signer, lesdict jour et an.

 

Yvon Le Brethon                                                  Henry Coquetr

                                   H. Collet

                                   Notaire royal                                                                Le Clerc

                                                                                                                                                             Notaire royal

 

 

[f° 2 v°]

Sire Nouel Coquet, Kercam

 

 

ARCHIVES PRIVEES

KERGUERN XVIIè SIECLE

 

10 février 1659

 

Parchemin dont l’écriture est en partie effacée

 

 

 

 

[f° 1 r°]

Le dixiesme jour de febvrier, l’an mil six cent [cinquante neuff][65], avant midy [devant nous notaires des cours de Kempercorentin et de Rosmadec, et chacune d’elles o toute][66] pertinente soubzmission et prorogation de jurisdiction y jurée, ont comparu en leurs personnes honorables gents Cleden Rozen et Olive Meillar, sa femme, d’il [à ceste                   ][67] debuement authorisée, demeurants au lieu de Kerharo, d’une part, et sire Yvon Le Jaddé, dulieu de Kerferguel, tous parroissiens de la parroisse de Cleden Capsizun d’autre partye. Entre lesquelles est cogneu, et par cestes cognoissent : c’est à scavoir : ledit Jaddé estre collon et domainier ausdits Rosen et femme, et soubz eux tenir et proffilter à titre de taille, ferme, convenant à domaine congéable et réparable, à l’usement et coustume du pais, scavoir est : les terres et hérittages cy apprès dénommés, tenus de proche fieff du Roy, nostr sire, sittué aux yssues dudict Kerferguel, et toutes leurs appartennances et dépendances en ladicte parroisse de Cleden Capsizun. Et premier, un parc nommé Parc Cadiou, contenant six seillons et quart, de [cent][68] pas de long et de quattre pieds de Roy de travers, comprins son fossé devers occidant et nort. Item, au lieu nommé an Drésorg Meur, pareille portion et afférant,qu’appartient à Allain Kerlouch, audit endroit. Item, un parc de terre nommé Parou Roué, devers oryant,contenante six seillons de cent pas de long. Item, quinze seillons de terre à l’endroit nommé an Parou Hir, aussi de cent pas de long. Dessus lesquelles terres et hérittages sus rapportés et spéciffiés, ledit Jaddé cognoist debvoir l’an, de ferme, audit tittre de domaine, par chaque jour et terme de la saint Michel en septembre, ausdits Rozen et femme, un comble de seigle. Ce recogneu entre partyes, lesdits Rozen et femme ont, par ces présantes, de leur bon gré et franche vollonté, sans suasion, séduction ni contraincte quelconque, faict et passé contrat et acte censuel avec ledit Jaddé acceptant, pour lui et les siens, à perpétuité, scavoir est : desdittes terres et hérittages cy dessus spéciffiés et mantionnés pour, icelluy Le Jaddé, les tenir et profficter, de ce jour à l’advenir, soubz lesdits maryés, à tiltre de pure et simple censie, aux terme de la cosutume et pour en payer l’an, de cens ou rente, ausdits maryés, à chaque dit jour de saint Michel, un comble de seigle et à commencer faire le premier payement à la saint Michel prochaine venant et ainsin continuer d’an en an à l’advenir à perpétuité. A tout quoi s’oblige, ledit Jaddé, soubz obligation, gaige, hipothecque et vante de tous et chacuns ses biens, présants et futturs quelconque a, par son serment, le tout à y estre contrainct, comme pour deniers royaux. Et moienant le paiement dudit comble de seigle de cens ou rente sus raporté, audit jour y stipullé, se sont, lesdits Rozen et femme, dénués, démis, destitués et désaisis, de la propprietté, possession et saisine de tous les héritaiges sus describés, en mettant, vestant, mettant et induisant ledit Jaddé en la possession et jouissance d’iceux, par l’octroy et tradiction de cestes [f° 1 v°] et le tittre susdit. Le y faisant en ce cas, leur procureur in Rem irrévocable, causeiant et cessionnaire, à la coustume. Pour l’induction duquel Jaddé, réaulment et deffaict en laditte pocession ont, lesditz mariés, nommés, créés et institués à leurs procureurs généraux et spéciaux, maistres

                       [69] et chacuns, o tout pouvoir requis et pertinant à ceste fin. Promettantz avoir à tousjours pour ferme, stable et agréable, tout ce que sera ce touchant faict, gréé et procuré par l’un et chacun de leurs dits procureurs, et n’en venir oncques encontre, le juge de court payer à droict ester, si mestier est. Renonczentes, lesdittes partyes respectivement, à revenir jamais à l’encontre de la teneur de cestes et, par exprès, ladicte femme o saditte authoritté marital, renoncie au droict de velleian, à l’authentique si qua mulier et à tous aultres droictz et privillèges introduictz en fabveur de son sexe, luy expliqué et donné à entendre en son vulgairelangage breton ; qu’elle a dit bien entendre. Et, par mesme moyen, elle a, par ces présantes, loué, approuvé, coroboré et rattiffié le contrat de vante des droictz repparatoires esants sur et enthour les dittes terres, sus describés, passé entre ledit Rozen et ledit Jaddé, dabté du second jour des présantz mois et an , voullante et consantente qu’il soit sorte son plain et enthier effet, suivant sa forme et teneur. Et pour ce que lesdittes partyes ont ainsin, et de la forme que dessus, voullu et promis tenir, sans jamais à l’encontre venir, nous, ditz notaires, les avons, de leurs consantz et à leurs requestes, condempnés et les y condempnons, par les jugementz et authorittés de nosdittes courts et soubz le sceau de ladite court royalle cy mis et apposé. Que faict et gré a esté audit lieu de Kerharo, en la maison et demeurance desdits mariés ; disants lesdittes partyes, respectivement, ne sçavoir signer. Et pour ce, ils ont priés et requis les soubzsignantz Jean Thominec, de signer pour eux cy qu’ils ont faict, lesdits jour et an que devant. Le registre de cestes est signé Jan Rozen, requis A. Canté, requis Hanry Richart, requis et de nous, Olivier Le Mauneur et Nouel Calvé, notaires desdittes courtz. Ledit Calvé registrateur.

                                                                       N. Calvé

                                                                                              Notaire royal

 

 

Insinué sur le troiziesme rollet du cinquiesme et huictiesme registre du greffve des insinuations de la cour de Kempercorentin. Requérant, ledit aquéreur, lui le esleu domicille chez Le Soulzant, pour recebvoir tous explectz de justice ce touchant requis. Faict audict Kermpercorentin, le vingt et deuxiesme deuxiesme may mil six centz soixante.

 

Guy Bougeant

registrateur

 

[f° 2 r°]

Notaires royaux soubzsignéz de la court de Quimpercorentin, certifions nous estre exprès transportés de nos desmeures en compaignye et recqueste de Yvon Le Jadé, nommé audit

neuff

contract cy devant, dabtés l’ung du treiziesme febvrier mil six cents cinquante, insinué le vingt

et deuxiesme may dernier et l’aultre, le deuxiesme febvrier audict an, mil six centz sinquante neuff, insinué le vingt et neuffiesme dudict mois de may dernier, judqu’aux villaiges de Kerferguel et Kerven, en la parroisse de Cleden Capsizun. Où, estants, maiste Jan Le Maguer, praticien demeurant en Audierne se portant procureur aux fins cy après, pour Cleden Rosen et Olive Meylar, sa femme, y aussy nommés, en vertu de son pouvoir porté par lesdicts contrats, mis et induict ledict Jadé, acceptant, en la réelle et actuelle pocession et jouyssance de certains édiffices et droicts réparatoires luy vandus, ausdicts villaiges et leurs yssues de Kerferguel et Kerven, par lesdicts Rosen et femme, par ledict contract du deuxiesme febvrier, et en la pocession et jouyssance des terres en fonds sur lesquelles sont sittués lesdits édiffices et droicts réparatoires, lesdites terres consentyes par lesdits Rosen et femme, audit Jadé, par ledict contract du triziesme febvrier, recours ausdicts contracts ; par avoir, ledict Maguer, faict audict Le Jadé ambuler et désambuler par lesdictes terres et générallement luy faict faire touts et checuns les actes requis et accoustumés pour bonne et valable pocession prendre. Ce quy a esté faict, sans trouble ny opposition d’auchun. De tout quoy nous ont, iceux Jadé et Maguer, pryés et recquis leur décerner acte. Pour ausquels servir ainsin qu’il apartiendra, nous avons rédigé cestes, sur la situations desdicts héritaiges, soubs le signe dudict Maguer. Disant, ledict Jadé, ne scavoir signer. Ce jour, cinquiesme juillet mil six centz soixante.

 

Le registre est signé J. Maguer, N. Calvé, notaire royal, et Simon Porlodec, notaire royal, en la garde dudict Porlodec. Il y a en interligne : neuff. Aprouvé.

                                                                                                                      Simon Porlodec

                                                                                                                                                                   notaire royal

 

 

[f° 2 v°]

Copie pour Yves Le Jadé, d’un bail à cens passé entre il

Et

Cleden Rosen et femme

1659

 



[1] Dans le texte

[2] Jacques GUILLOU notaire sieur de Kervesit, Sieur de Kerancorre

[3] Haut de feuillet déchiré et froissé, reconstitué en partie entre crochets.

[4] Non lu.

[5] Non lu.

[6] Texte effacé par l’humidité.

[7] Texte effacé par l’humidité.

[8] Texte effacé par l’humidité.

[9] Texte effacé par l’humidité.

[10] YVEN ?

[11] Texte effacé par l’humidité.

[12] Texte effacé par l’humidité.

[13] Texte effacé par l’humidité.

[14] Texte effacé par l’humidité.

[15] Texte effacé par l’humidité.

[16] Texte effacé par l’humidité.

[17] Non lu.

[18] Non lu.

[19] KERGOZ Papier déchiré.

[20] Jean PRIOL Sieur de Landrevet à ESQUIBIEN ; (la terre de Landrevet achetée par contrat de 1657. Landrevet appartenait à Pierre FURIC le vieux, héritier et causayant de Charles et Vincent de PLOEUC du Tymeur (1540). Puis par alliance Landrevet passe aux KERNAFLEN de Kereben / FURIC de Penminy / ERNOTHON, baron de PONT l’ABBE, seigneur d'HENNEBONT,  vicomt de Coetmeur, de Keroberan, Sr de Kergos, de la Coudraie à TREMEOC, de Kerdegace, de Trevilit, de Kerlagatu, de Coetmeur, de Lescoulouarn, de Lestembech, du Merdy à BEUZEC CAP SIZUN, de Guenmays et de Kervoazec à PLOUHINEC. Héritages à Landrevet, Lervily, Lequeriou, Lesnoal, Brineoch, Kerguiniou, Kermaviou, Kerboul, Kerompel, Bourg de Saint Tugen, Kerboul, Kervreach Isella, Porsfeunteun etc... ), dont Marie PRIOL qui épousa Guillaume BELEGUIC (1683-1748). Les BELEGUIC sont signalés en 1540 au village de Kerodeven puis au village de Kerandraon à PRIMELIN. Guillaume BELEGUIC était originaire du village de Kerandraon en PRIMELIN où il salait et séchait le poisson, puis il s’installa à AUDIERNE. Guillaume BELEGUIC Sr de Kerventic,  acheta la terre noble de Kerspern (Kerspern appartenait autrefois aux LEZONGAR Sr de Lezongar à ESQUIBIEN, de Lanoan et de Kerspern à CLEDEN, de Trouguenour à CLEDEN, puis par alliance aux de HEUC Sr de Lezongar à ESQUIBIEN, de Lestiala importante seigneurie à PLOMEUR, de Kerspern, de Lesvignan, de Mesgal, de Pratmeur à BEUZEC CAP SIZUN, de Kerfeuntenic..... Les de HEUC possédaient aussi des héritages à CLEDEN en 1540 etc.…),  fils de Guillaume BELEGUIC de Kerandraon, décédé à AUDIERNE en 1692 et de Marie COQUET, fille de Jean COQUET marchand décédé en 1692, du village de Kerfeurguel. Les COQUET, maîtres de barque et marchands à AUDIERNE, achetèrent des terres aux nobles ruinés par les guerres de la Ligue. Une branche COQUET de Kerfeurguel s’établira ensuite à Kerham à CLEDEN, à Kerengar à PLOGOFF, à Brineoch en ESQUIBIEN. Aveu 1694 de Sébastien de ROSMADEC au Roi décrivant toutes les possessions des ROSMADEC dans le CAP SIZUN ; le CAP CAVAL et ailleurs..., rédigé par MARCHAND ; Nicolas CORBEL et AUDOUYN : "chefrente « sur un étage à Kerham appartenances et dépendances à Marie COQUET veuve de Jean le GOUILL. Noel COQUET du village de Kerham, profitait de terres sous le Seigneur de SAINT ALOUARN et ce dernier avait pour tuteur Alain de ROSPIEC Seigneur de Kermabon, (manoir de Kermabon à ESQUIBIEN). Une autre branche COQUET s’établira à PLOGOFF au village de Kerengar.

[21] Papier déchiré et écriture passée.

[22] Jean KERLOCH tenait aussi des terres au Bourg de Saint Tugen. sous le Seigneur du MENEZ de Lezurec

[23] ARHAN

[24] POULAIN de Pontlo allié JEGADO de Kerolain en LANVAUDAN, du Faouedic Lesivy à PLOEMEUR (56), de Kervenargant, de Kerlot, de Tromelin, de Tremillec, de Lesivy, de Treganvez, de Lestiala.... - de TREMILLEC - de TREGANVEZ - TROMELIN - de TALHOET etc….

[25] LOEDON allié PLOUGOULM. LOEDON manoir de la Tourelle à ERGUE ARMEL

[26] GUINGAMP Sr de Penanvern

[27] Dans le texte.

[28] Dans le texte.

[29] La page est scindée en deux probablement, en cet endroit. Manque la deuxième partie dont on ne sait si elle est vierge ou rédigée. Guillaume le NORMANT notaire. Eutrope le NORMANT notaire

[30] GUINGAMP Sr de Penanvern à Saint Sève près de MORALIX

Village de Kergfeurguel à CLEDEN composé de quatre tenures anciennes sous le Roi :

1-La tenue de GUINGAMP Sr de Penanvern

2-La tenue de KERHARO Seigneur de Kerharo manoir disparu, de Trevenan manoir disparu, de Penharn, de Lanzulien, Kerven etc…Jehan de KERHARO épousa Jeanne de GUER dont Marguerite de KERHARO vivant en 1540. Possesions à CLEDEN : manoir de Kerharo ; manoir de Trevenan, un estage au village de Kerven tenu à titre de taille par Henri MICHELET ; village de Penharn tenu par les consorts PELLE ; Daniel  PRIOL et Guillaume  PRIOL ; Daniel LENTIRON , et CARVAL. Aveu 1694 Sébastien de ROSMADEC marquis de PONT CROIX, Sr de Tyvarlen, de Kerharo, du Guilguiffiin, du Quilliou…paroisse de CLEDEN CAP SIZUN : village de Lanzulien, et Penharn tenus autrefois par Guillaume le CARVAL et autres, Daniel le PRIOL avec issues dudit village de Lanzulien tenu par ledit CARVAL . (Les villages de Penharn , Lanzulien, Trevenan et Kerven sont voisins. Tout à côté se trouve le port de "Porz Loedec", bien connu des habitants de CLEDEN. Les pêcheurs du voisinage pratiquant la pêche côtière à la belle saison, fréquentaient "Porz Loedec" où ils venaient se mettre à l'abri,  et travaillaient la terre l'autre partie de l'année)

3-La tenue du RUSQUEC à Kerfeurgue,, seineur de Lanoan à CLEDEN, Kervizinic, Trouguer etc..Porsfeunteun àESQUIBIEN, des hféritages à BEUZEC CAP SIZUN .... (RUSQUEC fondue dans l’ESTANG du Rusquec, de Missilien ou Mezily, de Keraugon, de Rochecour, de Kerguilly à PLEUVEN…La famille du RUSQUEC possédaient des terres disséminées dans les paroisses de CLEDEN,à ESQUIBIEN, BEUZEC CAP SIZUN...)

4-La tenue de KERAZAN (SALUDEN Sr de Kerazan, de Mescran, de Lanoan, Kerham, Mescran, Trouguer, Kertanguy, Kerleaudin, Kerninon, Kermerien, Kerivel, Kervo, Kernevez, Kerdiern ar veil ...., du Costy et de Kermeur deux manoirs disparus à PLOGOFF, village de Kerstrat à PLOGOFF etc…)

(Aveu par les nouveaux propriétaires acquéreurs de ces quatre tenues, au Roi, en 1646).

[31] Hervé FACHEUX notaire Sr de Mespirit, manoir à GOULIEN.. Les JOUAN étaient aussi Sr de Mespirit, de Lespoul, de la Villejouan de Kerodeven à PRIMELIN...

[32] Texte partiellement effacé (dans une pliure).

[33] Le BRAS héritages à Kerlaeron et Lanuet à CLEDEN (sources dénombrement de terres à Kerlaeron au Sr de LOHEAC dans le cadre de la réformation du domaine royal). Héritages le BRAS à ESQUIBIEN en 1540 (aveu ROSMADEC 1540) Héritages le BRAS à Kerdiern ar veil à CLEDEN : 1530 Gilles MICHELET dont Jean MICHELET, dont Marie MICHELET qui épousa Lucas le BRAS (1622 dont Marguerite le BRAS qui épousa René le CARVAL sans enfants Kerdiern ar Veil CLEDEN (1638. Héritière : Adelice le BRAS qui épousa Jean le CARVAL, frère de René CARVAL. Dont Marie le CARVAL qui épousa Jean BERIET de Kerham CLEDEN héritière : Marguerite le CARVAL qui épousa Clet BONTONEAU dont Marie BONTONEAU qui épousa Jean le GALL (1724) dont Jeanne le GALL qui épousa Clet le NORMANT de Peneach dont Jean le NORMANT qui épousa Jeanne COQUET de Kerham (1818) dont Marguerite le NORMANT qui épousa Yves Simon POULHAZAN de Kerloch Huela (1831) en PRIMELIN, dont Jean Marie POULHAZAN qui épousa Anne Yvonne RIOU du village de Kerneien (1854 dont Yves Marie POULHAZAN qui épousa Marie Rose CARVAL (1870) dont Marguerite POULHAZAN qui épousa Yves Tugen DAGORN de Kerounou en PRIMELIN (manoir de Kerounou à PRIMELIN)….

[34] GOARDON

[35] Effacé

[36] Effacé

[37] Effacé.

[38] Effacé.

[39] Effacé.

[40] Lanoan appartenait aux LEZONGAR Sr de Lezongar à ESQUIBIEN, de Kerspern, de Lanoan, et aux SALUDEN Sr de Kerazan, de Tremaria, de Mescran, de Lanoan, une tenue à Kerfeurguel CLEDEN, nombreux villages à CLEDEN....; aux RUSQUEC Sr de Lanoan, Kerfeurguel, Kervizinic, Trouguer, héritages à Porsfeunteun à ESQUIBIEN, à BEUZEC CAP SIZUN, à PLOUHINEC..... Les SALUDEN de Kerazan, de Lanoan cédèrent lanoan aux MICHELET, puis par alliance Lanoan (droits réparatoires), passera aux DAGORN : Henri DAGORN du manoir de Lanoan en 1632

[41] En blanc dans le texte.

[42] COCQUET ou COQUET de Kerfeurguel,  Kerham, Trouguenour CLEDEN – COCQUET du village de Kerengar PLOGOFF même famille. COQUET au village de Brineoch à ESQUIBIEN allié PELLERIN - BELEGUIC  sieur de Kerandraon, de Kerspern - PRIOL..- BERIET Sieur de Kerandraon, demeurant dans les villlages de Kerfeurguel, Kertanguy, Kerleaudin, Kerham, Lanoan,  Kersaudy à CLEDEN...

[43] En blanc dans le texte.

[44] En blanc dans le texte.

[45] Effacé

[46] Effacé

[47] Effacé

[48] Effacé

[49] Texte effacé

[50] Texte en partie effacé.

[51] Texte en partie effacé.

[52] Texte en partie effacé.

[53] Texte en partie effacé et ligne de déchirure.

[54] Texte effacé.

[55] Texte effacé.

[56] Texte effacé et papier en partie déchiré.

[57] Feuillet déchiré.

[58] Feuillet déchiré.

[59] Feuillet en partie déchiré et en partie illisible.

[60] Dans le texte.

[61] En blanc dans le texte.

[62] En blanc dans le texte.

[63] En blanc dans le texte.

[64] En blanc dans le texte.

[65] Très effacé. Proposition de lecture basée sur le texte du f° 2 r°] de cette pièce.

[66] Très effacé. Proposition de lecture.

[67] Id.

[68] Très effacé.

[69] En blanc dans le texte.